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S'abonner maintenantEn dépit de ses allures de grosse peluche, le cheval miniature n’a rien à envier à son grand frère équin. En fait, il s’avère le compagnon idéal pour les gens qui désirent apprivoiser l’espèce équine mais qui redoutent la stature imposante du cheval conventionnel.

« J’ai eu un véritable coup de cœur. Aujourd’hui, j’en possède 106! » révèle celle qui a également fait le saut dans l’élevage.
Son entreprise, Mini Chevaux Mirabel, met en marché de 20 à 30 poulains par an. Sa clientèle se compose principalement de gens qui ont connu de mauvaises expériences avec les gros chevaux, explique-t-elle.
Toujours à la recherche d’une nouvelle couleur ou d’une conformation particulière, France a épluché tout le Québec et même les États-Unis pour dénicher les meilleurs sujets. Certains de ses pensionnaires viennent d’ailleurs d’aussi loin que la Floride et le Texas.
Race
Le cheval miniature se veut une race à part entière et non un poney qui a manqué de nourriture, comme certains plaisantins peuvent le laisser croire. « C’est une race reconnue, une copie conforme d’un cheval, en version miniature », précise-t-elle. Selon l’Association américaine du cheval miniature, les sujets ne peuvent dépasser 34 pouces au garrot, c’est-à-dire au site d’implantation du dernier poil de la crinière, au-dessus de l’épaule. En comparaison, un poney mesure de 35 à 50 pouces.
Le cheval miniature n’a pas non plus la mauvaise réputation de son cousin poney, reconnu pour son caractère acariâtre. « C’est un animal très doux et docile. Ça n’a rien à voir avec le poney », assure France. Faciles à apprivoiser, les minis interagissent aisément avec les gens. Pour cette raison, ils sont souvent considérés comme des animaux de compagnie, voire des membres de la famille.
« Le lien que l’on peut créer avec lui est unique et apportera beaucoup à son propriétaire, que ce soit un enfant pour lui apprendre à s’occuper d’un cheval de sa taille, avec les responsabilités que cela engendre, ou un adulte pour oublier les tracas du quotidien », poursuit l’éleveuse.
Bien qu’il nécessite moins d’espace et de nourriture que son grand frère, le cheval miniature requiert tout autant d’exercice. « Ça ne se garde pas comme un chat, tout seul dans la maison », prévient France.
Les chevaux miniatures aiment aussi s’amuser. « Ils sont très curieux et espiègles. Ils se retrouvent parfois dans des situations compromettantes », dit-elle, sourire aux lèvres. Par ailleurs, ces petites bêtes peuvent être montées par des enfants ou utilisées pour se promener en voiture « hippomobile » ou en traîneau. Elles peuvent tracter jusqu’à trois fois leur poids sur un terrain plat. Vu leur taille réduite, elles doivent être manipulées avec doigté.
Ayant une durée de vie de 35 à 40 ans, le cheval miniature offre beaucoup de potentiel pour les traitements de zoothérapie et l’assistance aux aveugles ou aux personnes handicapées. Nos voisins du Sud ont d’ailleurs conçu un programme d’entraînement pour « chevaux guides ».
Dans la Belle Province, l’Association québécoise des chevaux miniatures a vu le jour afin de faire la promotion de cette bête polyvalente. L’organisme chapeaute des compétitions au licou, à l’attelage, en saut ainsi qu’en agilité.
Pour les curieux, le site Internet d’Élevage Mini Chevaux Mirabel contient quelques vidéos que vous pouvez regarder à l’adresse suivante : http://www.minichevauxmirabel.com/#!__galerie/videos.
Les propriétaires de chevaux miniatures doivent compter quelques centaines de dollars par an, et un bon vétérinaire, pour assurer tout le confort nécessaire à leur ami équin. Les acheteurs potentiels doivent s’attendre à débourser de 400 à 3 000 $ pour les sujets exceptionnels.Aux petits soins
Comme tout animal de compagnie, peu importe sa taille, le cheval miniature nécessite des soins quotidiens. En ce qui concerne l’alimentation, il requiert de la moulée et du foin de bonne qualité, exempt de poussières. Pour prévenir les 
