Actualités 2 septembre 2016

Canola : le moratoire chinois soulage

Le marché accueille avec soulagement la décision de la Chine de suspendre la mesure qui devait entrer en vigueur le 1er septembre.

L’action du canola est montée à 464,50 $ la tonne à la Bourse de Winnipeg la semaine dernière, alors qu’elle valait 448,50 $ au moment du renouvellement du contrat de récolte, en novembre dernier.

Mesure

En mission en Chine avant la tenue du G20, le premier ministre Justin Trudeau a tenu à régler la question du canola avec ses homologues chinois, dont il a obtenu un moratoire. La mesure chinoise voulait que le taux d’impuretés dans le canola importé du Canada ne dépasse pas 1 %. Or, le taux actuellement accepté par la Chine est de 2,5 %, une décision des autorités motivée par la volonté de réduire la propagation de maladies fongiques.

« Moi, ce que je comprends, c’est que la Chine a accepté de suspendre la mesure pour l’instant, mais je ne pense pas qu’il y ait une réelle entente, dit l’analyste principal des marchés aux Producteurs de grains du Québec, Ramzy Yelda. Néanmoins, c’est une bonne nouvelle pour les producteurs, transformateurs et exportateurs de l’Ouest canadien. » Rappelons que 40 % des exportations de canola canadien sont actuellement dirigées vers la Chine, ce qui représente un gain de 2,2 G$ pour le Canada.

Petite production québécoise

Les 27 000 tonnes de canola produites au Québec pèsent bien peu dans la balance par rapport aux 17 millions de tonnes produites au Canada. La production québécoise n’est pas envoyée en Chine; elle est entièrement transformée à Bécancour. « Néanmoins, dit le 1er vice-président des Producteurs de grains du Québec et président des Producteurs de grains du Saguenay–Lac-Saint-Jean, William Van Tassel, le prix du canola au Québec est basé sur le prix de la bourse de Winnipeg. Donc, si la Chine applique sa mesure, le prix du canola va baisser au Québec aussi. »

D’ailleurs, il ajoute qu’aucune date n’a été donnée quant à une éventuelle levée du moratoire.