fbpx
Pendant le congé de maternité d’Alexane Thiffeault, c’est Pierre Gagnon (à droite) qui seconde Arnaud Marchand en assumant la direction générale des Snorôs. Photo : Gracieuseté des Snorôs

Pendant le congé de maternité d’Alexane Thiffeault, c’est Pierre Gagnon (à droite) qui seconde Arnaud Marchand en assumant la direction générale des Snorôs. Photo : Gracieuseté des Snorôs

Moches, incognito… mais délicieux

Une gaufre fabriquée avec 50 % de légumes… mais qui ne goûte pas les légumes.

« Mon but premier, c’était d’améliorer les déjeuners en créant une gourmandise non sucrée, mais avec une forte valeur ajoutée dans les fibres et les protéines », explique Arnaud Marchand, chef cuisinier et cofondateur de l’entreprise Les Snorôs avec Alexane Thiffeault.

Ces légumes qui ne goûtent pas, Les Snorôs en font même un élément marketing distinctif avec l’inscription 50 % faites à base de légumes incognito bien en évidence sur leurs emballages.

La seconde particularité du produit est que les carottes, pommes de terre, courgettes et patates douces qui entrent dans sa composition sont toutes des légumes moches, c’est-à-dire comestibles, mais non commercialisables. « Quand nous avons démarré il y a deux ans, nous nous approvisionnions au Grand Marché de Québec, mais vu l’énorme succès de nos gaufres, c’est devenu rapidement impossible de continuer comme ça. »

C’est alors que l’entreprise de Québec s’est tournée vers Loop, une compagnie montréalaise qui s’est spécialisée dans l’économie circulaire en récupérant les fruits et légumes imparfaits des grandes bannières pour en faire différentes variétés de boissons. « En même temps qu’elle venait résoudre notre problème d’approvisionnement, cette collaboration est venue donner une valeur ajoutée à notre entreprise vu la mission de Loop », estime Arnaud Marchand.

Vendues dans la grande région de Québec et à Montréal, les gaufres aux légumes Incognito connaissent une telle popularité que Les Snorôs doivent présentement apporter des ajustements à leur chaîne de fabrication. « Nous sommes comme une start-up qui a connu rapidement une grande évolution. La demande était supérieure à ce que nous pouvions fournir, mais on travaille là-dessus présentement et on prévoit reprendre le dessus en début d’année. »

Une fois qu’il y sera arrivé, le chef cuisinier compte s’asseoir et développer de nouveaux produits en collaboration avec Loop et prenant toujours comme base ces fruits et légumes mal-aimés.