Les Productions horticoles Demers exploitent des centaines de framboisiers sur treillis de plastique dans un environnement contrôlé. Crédit photo : Gracieuseté des Productions horticoles Demers
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S'abonner maintenantLes Productions horticoles Demers procèdent actuellement à la récolte de framboises dans leur complexe serricole de Saint-Nicolas, près de Québec, où un acre de framboisiers est en production jusqu’en juin. Il s’agirait d’une première canadienne. Bref retour sur un défi relevé avec brio.
Les responsables de l’entreprise, spécialisée dans la culture de tomates, de poivrons et de concombres en serre, travaillent sur ce projet depuis plus de cinq ans. Après plusieurs essais et erreurs, ils ont enfin trouvé la bonne variété, dont ils préfèrent taire le nom, et la méthode de culture appropriée. Ainsi, l’entreprise exploite en ce moment des centaines de framboisiers sur treillis de plastique dans un environnement contrôlé.
Personne au Québec ni au Canada et peut-être même en Amérique du Nord ne peut se targuer de cultiver autant de framboises en serre, soutient Jacques Demers, PDG.
Au grand plaisir des épicuriens et des adeptes d’achat local, les petits fruits charnus québécois sont déjà en vente à environ 3,99 $ la barquette de 120 g au kiosque de l’entreprise à Saint-Nicolas, dans des fruiteries montréalaises, de même que dans certaines succursales des trois grandes chaînes de supermarchés (Loblaws-Provigo, Metro et Sobeys-IGA), lesquelles se sont montrées très enthousiastes, explique M. Demers.
« Notre principal défi, dit-il, a été d’être capables d’offrir un produit de grande qualité dans une période de l’année où la plante n’est pas naturellement conditionnée pour entrer en production. »
Cycle plus long
Ainsi, les framboisiers ont tout d’abord séjourné dans des serres. Puis, ils ont vécu à l’extérieur durant la saison estivale de 2017. Finalement, ils ont terminé leur cycle dans une chambre froide avant de revenir en serre. « Les framboisiers ont besoin d’une dormance pour engendrer la mise à fruits. C’est un cycle plus long et plus complexe que de semer une graine et de suivre un cycle de production normal », note Jacques Demers.
Y a-t-il eu des problèmes de maladies, de moisissures, d’insectes? « Oui, comme pour toutes les autres productions en serre, là où le climat est favorable pour une plante, il l’est aussi pour les insectes, les champignons et les moisissures », ajoute du même souffle l’agronome-entrepreneur, sans vouloir entrer dans les détails.
Semblables en apparence aux petits fruits cultivés en Californie et au Mexique, quoique légèrement plus foncées, les framboises de l’entreprise promettent d’être d’une fraîcheur inégalée. « Nos fruits sont sur les tablettes entre 24 et 48 heures après leur récolte », assure Jacques Demers.
Après les framboises extérieures de cet été, les Productions horticoles Demers prévoient en récolter d’autres dans leurs serres en octobre, en novembre et en décembre prochains. Si la demande est là et que l’expérience s’avère rentable, Jacques Demers souhaite quadrupler la superficie de ses framboisiers en serre.
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L’œuvre de deux frères Cultiver avec succès un acre de framboisiers en serre est l’œuvre de toute une équipe, mais aussi de deux frères. Le PDG Jacques Demers a pu compter sur l’expertise de son frère Réjean, directeur de production des petits fruits. « Il a coordonné le projet avec deux autres professionnels, dit-il. En gros, ils ont marié notre expertise en production de légumes en serre (tomates-poivrons-concombres) avec celle de la production de fraises en champ et de framboises sous tunnel. » |
Stéphane Champagne, collaboration spéciale