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S'abonner maintenantLe prix du grain renoue avec son record absolu de 2008.
Le prix du boisseau de maïs a grimpé jusqu’à 7,65 $US à Chicago lundi le 4 avril, un sommet de tout les temps, atteint la dernière fois en juin 2008 en pleine crise alimentaire mondiale. Le boisseau de maïs a gagné plus d’un dollar dans la dernière semaine en raison de stocks moins importants que prévus aux États-Unis, ce qui présage des tensions dans les prochains mois entre les acheteurs de maïs américains alors que l’année n’est qu’à moitié écoulée.
Les stocks de maïs sont inférieurs de 170 millions de boisseaux aux prévisions et 15 % plus faibles que leurs niveaux de 2010.
Le maïs a eu un effet d’entrainement sur d’autres grains. Le blé se transigeait le 5 avril en matinée à 7,92 $US, à moins de 30 cents d’écart du maïs. Selon le Western Producer, la hausse du prix du maïs est une bonne nouvelle puisque le blé est souvent utilisé comme substitut dans l’alimentation animale.
Volatilité et spéculation
La poussée des prix sur les marchés des grains remet par ailleurs sur la sellette la volatilité des prix agricoles. Un rapport rédigé par l’OCDE, la FAO, le FMI et la Banque mondiale avance neuf recommandations, rapporte Le Figaro, mais ne tranche pas sur l’élément essentiel, soit le rôle de la spéculation financière. Le comité note que la volatilité a été plus élevée dans la dernière décennie, mais ajoute qu’aucune preuve ne vient étayer le fait que la volatilité prix internationaux des matières premières agricoles soit en train d’augmenter.
Une des propositions insiste sur la nécessité d’avoir des informations plus fiables sur l’état de la production, la consommation et les stocks des produits agricoles alors qu’une autre suggère d’apporter plus de transparence d’efficacité sur les marchés à terme pour contrer la volatilité. Une autre proposition consiste à appliquer plus vigoureusement les accords de l’OMC et le libre accès aux marchés pour les produits agricoles pour empêcher les embargos, comme celui mis en place par la Russie l’an dernier.
Le document a été remis au président français Sarkozy qui assume la présidence du G20, en vue de la réunion des ministres de l’Agriculture des 22 et 23 juin.
