Actualités 26 juin 2018

Quatre conseils pour bien gérer son chantier de récolte

Pierre-Marc Cantin, expert-conseil en grandes cultures/ruminants à La Coop Purdel de Rimouski, a plus d’un tour dans son sac pour aider les producteurs à gérer leur chantier de récolte avec efficacité. Voici ce qu’il faut faire pour s’assurer des rendements élevés en fourrage.

Optimiser la fauche

Faucher plus haut est l’une des clés du succès. La qualité du fourrage est intimement liée à la hauteur de coupe, souligne M. Cantin. La base du plant est peu feuillue et plus fibreuse et la tige devient moins digeste lorsqu’elle gagne en maturité.

C’est pourquoi une fauche plus longue que courte permet d’assurer un meilleur rapport feuilles/tiges, ce qui est essentiel pour le fourrage. De plus, cette taille de coupe limite la contamination et accélère le séchage.

« Les graminées ou mélanges graminées/légumineuses devraient être coupés entre 3 et 4 pouces […]. Cette hauteur de fauche est suffisante pour maintenir un andain large au-dessus du sol permettant à l’air de circuler en dessous », peut-on lire dans une présentation de M. Cantin et de ses associés.

Faire des andains plus larges

« Ça amène une meilleure qualité de fourrage et on gagne en rapidité de séchage », dit le spécialiste.

Certaines études affirment qu’un séchage rapide après la fauche entraîne moins de pertes de sucres par respiration cellulaire. Des andains plus larges garantissent également une meilleure exposition au soleil, ce qui prolonge l’ouverture des stomates et contribue à un meilleur assèchement. 

Éviter la contamination

Il y a plusieurs façons de prévenir la contamination de son chantier de récolte. Revoir le calendrier d’application des fumiers ou des lisiers est une solution envisageable. Les applications après la dernière coupe peuvent grandement réduire ce risque.

L’ajustement de machinerie est aussi un élément à ne pas négliger, comme la hauteur de travail des dents des râteaux. Celles-ci ne doivent pas toucher le sol, avertit M. Cantin.

Limiter la circulation

« On veut limiter la compaction et éviter le bris des tiges en croissance », soutient M. Cantin. L’idéal est de circuler au champ dès que possible après la récolte. Selon l’expert, les graminées sont peu affectées par la circulation, contrairement à la luzerne, par exemple. Le fait de passer cinq jours après la fauche peut mener à des pertes de 30 % dans la zone concernée.

Pour plus d’information, consultez la présentation Les chantiers de récolte : aspects agronomiques et mécaniques pour obtenir rendement et qualité, sur le site Web d’Agri-Réseau.