Actualités 30 mars 2018

La campagne, son nid, son havre de paix

LAURENTIDES À la suite de sa séparation d’avec le père de ses enfants, la comédienne Sophie Bourgeois a décidé de repartir à neuf.

Pour avoir accès au lac dont elle rêvait depuis 20 ans, elle a acheté un terrain et une tronçonneuse, a défriché son nouveau lieu de vie et y a construit son nid dans le bois. Depuis, elle vit dans ce havre de paix bâti de ses mains qui, de l’intérieur, lui donne l’impression d’être à l’extérieur.

Sophie a tout appris du défrichage et de la coupe du bois grâce à un ami bûcheron. Crédit photo : Gracieuseté de Sophie Bourgeois
Sophie a tout appris du défrichage et de la coupe du bois grâce à un ami bûcheron. Crédit photo : Gracieuseté de Sophie Bourgeois

« J’avais besoin, après ma séparation, alors que mon monde s’écroulait et que ma famille se dissociait, d’être dans une création physique. Je désirais me bâtir un nid duquel je n’aurais plus à bouger si je n’en avais pas envie. Ça a été une période intense, mais salvatrice, qui m’a permis de traverser cette étape difficile. »

Sportive invétérée

C’est dans les Pays-d’en-Haut que Sophie Bourgeois a choisi de profiter de la vie, au cœur de cette nature montagneuse qui décuple son énergie grâce aux sports qu’elle y pratique. Après trois ans de travaux de défrichage, de dynamitage, d’excavation, de forage, de construction de fondations, de montage et de finition, Sophie trouve que sa vie dans le Nord commence à ressembler à ce qu’elle avait imaginé. Sportive invétérée, elle adore les Laurentides et en profite pleinement.

« J’ai une vie très active physiquement. Je fais du ski de fond presque tous les jours de l’hiver; je suis une mordue! L’été, c’est la baignade quotidienne dans mon lac et la course dans les sentiers près de chez moi. J’ai besoin d’être dans la forêt, de respirer du bon air, d’être en contact avec la nature. »

Être autonome

Dans son mode de vie inspiré de sa vie à la campagne, Sophie Bourgeois vise l’autonomie. « Je fais mon pain, mon sirop avec l’eau d’érable qui coule de nos arbres, je coupe mon bois de chauffage et je le corde. Cet été, j’aimerais me construire une serre pour faire pousser mes légumes, question d’avoir la satisfaction de connaître la provenance et la qualité de ce que nous mangeons. L’autonomie que je me bâtis demande beaucoup d’efforts, mais ça me fait grand bien et me rend heureuse. »

Profiter de l’enfance

Dans les dernières années, le moindre temps libre servait à finir l’intérieur de sa maison, puis le goût de s’entraîner dans la nature a pris le dessus. Et voici que le goût d’écriture la reprend, après quelques années d’interruption. « Avoir des enfants et m’occuper d’eux a tellement été grand et prenant dans ma vie que je n’avais plus envie d’écrire. Les ayant eus tard, j’ai une conscience aiguë du temps qui file et mon désir est de maximiser nos moments ensemble. »

Martine Laval, collaboration spéciale