Le fait que son chalet est situé sur le bord du lac Saint-François permet à Francis Bouillon de s’adonner à ses deux activités préférées : la pêche en été et le hockey en hiver. Crédit photo: Vincent Cauchy / TCN
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S'abonner maintenantSaint-Anicet — Depuis environ une dizaine d’années, lorsque Francis Bouillon veut sortir du tourbillon de la ville, il se rend à son chalet, dans le village de Saint-Anicet, en Montérégie.
Amateur de chasse, de pêche, de bois et de plein air, l’ancien défenseur des Canadiens vit un rêve dans son havre de paix, qu’il a imaginé avec l’aide d’un architecte, sur le bord du lac Saint-François.
« J’aime principalement la tranquillité. Dans mon milieu, on travaille toujours avec la pression, avec les gens; on se fait reconnaître dans la rue, à l’épicerie… Je vis très bien avec ça, mais de pouvoir décrocher parfois, ça fait du bien », explique celui qui a grandi dans Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, à quelques pas de l’aréna qui porte aujourd’hui son nom. « J’ai toujours aimé la campagne. Je n’ai pas eu la chance de connaître ça en étant jeune, mais je me suis toujours dit que je voulais vivre ça. »

En plus de son pied-à-terre à la campagne, il possède une terre à bois de 75 acres où il coupe lui-même son bois et où il se rend à l’occasion chasser le chevreuil et le dindon sauvage.
Même si le trajet de Montréal à Saint-Anicet ne devrait prendre qu’un peu plus d’une heure, celui-ci s’allonge souvent, particulièrement lorsqu’il fait beau, le sympathique gaillard préférant voir du pays.
« J’ai toujours aimé me promener dans les chemins de campagne, dans les rangs, voir des champs », explique celui qui apprécie le fait d’être entouré d’agriculteurs. « C’est du vrai monde, du monde honnête. Tout le monde a ses petits problèmes et ses petits bonheurs, mais quand tu entends parler les gens de leur bonheur ici, tu te rends compte que c’est bien différent. »
Francis Bouillon admet que lorsqu’il prend part à une conversation, celle-ci finit souvent par tourner autour du hockey. Un peu normal quand on considère le fait qu’il a disputé 776 matchs dans la Ligue nationale de hockey et qu’il gravite encore autour de l’organisation des Canadiens à titre d’entraîneur au développement des joueurs. Le principal intéressé essaie toutefois d’en connaître toujours plus sur les gens qui l’entourent.
« C’est un petit village. Tout le monde se connaît. On finit par apprendre un peu les histoires de tout le monde. À Nashville, il m’arrivait d’aller me promener dans les rangs et de m’arrêter à une place où le propriétaire avait une histoire intéressante à raconter. »