Économie 23 janvier 2018

Les projets d’investissement viendront réduire les factures d’électricité

Les producteurs en serre pourront dorénavant se prévaloir d’un rabais de 20 % sur leur facture d’électricité à la suite de la réalisation de projets d’investissement.

Annoncé dans le budget d’avril dernier, le Programme de rabais d’électricité est maintenant disponible à la suite de la publication du décret nécessaire dans la Gazette officielle du Québec. « Enfin, c’est en place », a réagi le président des Producteurs en serre du Québec (PSQ), André Mousseau. Celui-ci qualifie ce programme de premier pas intéressant. « Mais on espère une seconde phase pour aider les petits producteurs à se libérer du pétrole », a-t-il ajouté.

En entrevue téléphonique avec La Terre, André Mousseau a convenu que ce programme d’une durée de quatre ans va donner un coup de pouce aux serriculteurs. Le programme, a-t-il précisé, peut se traduire par la récupération de la moitié des coûts des projets d’investissement, le seuil minimal ayant été fixé à 125 000 $. Les projets devront viser soit le démarrage, soit une augmentation de la production, une hausse de la productivité par une modernisation ou encore une conversion au système de chauffage électrique. Le programme est rétroactif au 29 mars 2017 et les demandes seront acceptées jusqu’au 31 décembre 2018.

André Mousseau veut maintenant convaincre Québec d’aller plus loin avec une tarification qui permettrait d’éviter les appels de puissance en période de forte consommation. Durant une forte période de froid, sa facture peut facilement gonfler de 1 500 $ par mois en raison de ces appels de puissance. « Il suffit de quelques périodes de froid durant l’hiver pour faire exploser notre facture d’électricité », a-t-il indiqué.

« C’est pour ça que tous les petits producteurs se tournent aujourd’hui vers le gaz propane, a-t-il ajouté. Ça ne rejoint pas l’objectif de s’éloigner du pétrole. » Le président des PSQ presse maintenant Québec de favoriser l’accès à son programme Transition énergétique Québec visant à réduire l’utilisation du pétrole de 40 %. « Nous voulons une production plus propre, ce que permet l’électricité », a-t-il conclu.