Actualités 14 décembre 2017

Suivre les traces de Louis Hébert, à sa façon

Même s’il ne provient pas de la même lignée familiale que Louis Hébert, contrairement à ce qu’il avait cru jusqu’à ce jour, le producteur Christian Hébert partage de nombreux points communs avec ce grand personnage.

Il est non seulement un passionné d’agriculture, mais aussi un pionnier dans son domaine puisqu’il est le plus grand cultivateur de framboises jaunes de l’Amérique du Nord.

Il ne fait nul doute que le producteur de Deschambault, qui a baptisé son entreprise le Domaine Hébert, est fier de porter ce nom emblématique. D’autant plus qu’ayant étudié en histoire à l’université, il est bien au fait du parcours de Louis Hébert. Chaque jour, il se remémore le travail de celui qui fut le premier pomiculteur de la Nouvelle-France, en cultivant pas moins de 22 variétés dans son verger.

Il lui arrive même d’avoir une pensée pour Louis Hébert la nuit, lorsqu’il sacrifie de précieuses heures de sommeil pour presser des pommes! « Sauf que je ne suis pas apothicaire comme lui. Dans son cas, il faisait pousser des plantes pour préparer des traitements. Moi, c’est pour faire des boissons alcoolisées », compare-t-il à la blague.

Lorsque M. Hébert a acheté sa terre, il y a sept ans, il avait pour objectif de se lancer dans la production de cidre. Mais avant d’en arriver à élaborer trois mousseux à partir de ses fruits, il a dû défricher sa terre, qui avait été laissée à l’abandon.

Plusieurs chapeaux

Le producteur est également syndicaliste à ses heures, comme président de l’Association de la relève agricole de la Capitale-Nationale–Côte-Nord. Louis Hébert, pour sa part, œuvrait comme premier officier de justice de Nouvelle-France en l’absence de Samuel de Champlain.

« C’était un homme aux multiples métiers », souligne le producteur avec admiration. En plus de maîtriser l’horticulture, il a beaucoup navigué avant de s’établir avec sa femme Marie Rollet sur le site du Séminaire de Québec. Autre point en commun avec Christian Hébert qui, à la suite de son passage dans la Marine royale canadienne, s’est installé avec sa compagne sur le bord du fleuve à Deschambault.

À cinq ans, le petit Christian voulait déjà devenir agriculteur. À l’adolescence, il a été initié à la culture des framboises par une productrice d’origine haïtienne de l’Île-d’Orléans. Il lui en est d’autant plus reconnaissant qu’il a remporté la médaille de bronze de l’Ordre national du mérite agricole cette année.