Le nouveau conseil d’administration des Producteurs de lait de chèvre du Québec : Christian Dubé, Fernand Béliveau, Sylvie Girard, Normand Forgues et Rémi Hudon. Crédit photo : Julie Mercier / TCN
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S'abonner maintenantDRUMMONDVILLE — Un an après avoir amorcé une réflexion sur la structure du Syndicat des producteurs de chèvres du Québec, les éleveurs caprins laitiers se sont retrouvés sans leurs confrères des secteurs boucherie et mohair, à l’occasion de la première assemblée générale annuelle (AGA) de leur nouvelle entité, les Producteurs de lait de chèvre du Québec (PLCQ).
Cette première AGA s’est déroulée dans un climat positif malgré les remous de la dernière année. Rappelons d’abord qu’en avril, les trois secteurs de -production ont décidé de partir chacun de leur côté. Puis, en juin, les éleveurs laitiers ont dû négocier avec les menaces de Saputo de couper le prix d’environ 10 % afin de s’arrimer au marché ontarien. Ce transformateur achète 50 % du lait de chèvre de la province. Après avoir accepté cette demande « avec le couteau sur la gorge », les Producteurs ont pris les choses en main. Ils négocient actuellement les conditions de renouvellement de la Convention de mise en marché du lait de chèvre, a expliqué leur président, Christian Dubé.
Qualité et agence de vente
Bien que la baisse de prix semble inévitable, les PLCQ ont réussi à négocier qu’elle soit étalée sur quelques années. L’organisation tente aussi d’implanter un mécanisme de gestion de la qualité, prévoyant notamment un avertissement rapide des producteurs avant que le seuil de bactéries de leur lait ne dépasse les normes. « Le rôle du syndicat, c’est de s’assurer que nos producteurs livrent un lait de qualité », a insisté M. Dubé.
L’organisation ne dispose cependant pas des pouvoirs légaux pour implanter un tel système. Pour y parvenir, les PLCQ proposent de mettre en place une agence de vente, qui centraliserait toutes les activités. Les acheteurs se sont d’ailleurs montrés favorables à cette idée. Les PLCQ ont voulu profiter de leur AGA pour connaître l’avis de leurs membres sur ce projet. « Depuis 2008, il n’y a pas eu une année où on n’a pas parlé d’un pool de lait et je n’ai jamais vu un budget, a -souligné la productrice Stéphanie Béliveau. Il faut que les transporteurs et les mandataires fassent partie de la réflexion. » La trentaine de producteurs présents ont finalement donné le feu vert au conseil d’administration des PLCQ afin qu’il évalue la mise en place d’une agence et d’un pool de lait.