Actualités 29 septembre 2017

Maïs : le miracle a eu lieu

Le miracle espéré s’est produit : la vague de chaleur historique qu’ont connue plusieurs régions du Québec lors des deux dernières semaines est venue corriger le retard important de maturation pour des milliers d’hectares de maïs.

Rappelons que de nombreux agriculteurs se rongeaient les ongles au début de septembre en constatant que des variétés de maïs affichaient encore une teneur en eau de plus de 75 %. « C’était stressant! Le maïs-grain était encore en lait le 10 septembre, mais là, ça va mieux : le grain devrait être de bonne qualité », témoigne l’agriculteur Robert Vinet, établi au sud de Montréal.

Selon les échantillons du chercheur Gilles Tremblay, le taux d’humidité du maïs-grain se situe maintenant à 32 % pour la région de Saint-Hyacinthe–Belœil, un résultat qui est finalement comparable à la moyenne des dernières années. « La récolte des variétés hâtives pourrait commencer dès la semaine prochaine et celle des plus tardives, dans 16 jours », estime l’agronome du ministère de l’Agriculture du Québec, qui a testé la teneur en eau d’environ 55 variétés de maïs.

Pour les régions de la rive nord du fleuve et de Drummondville, le maïs échantillonné affiche aujourd’hui une teneur en eau de 35 %, ce qui est aussi comparable à celle des dernières années. Ce résultat témoigne cependant d’un retard de sept jours sur ceux de l’an passé, qui ont été exceptionnels, faut-il le préciser.

Finalement, dans les régions plus froides de 2 300 UTM (unités thermiques maïs) et moins, les épis affichent une teneur en eau de 42 % en ce moment. « On prévoit qu’ils parviendront à maturité [35 % d’humidité] le 7 octobre. C’est dans la moyenne, mais ça représente un retard d’une dizaine de jours sur l’an dernier », précise M. Tremblay.

Une fois que le maïs a atteint sa maturité, il perd ensuite 0,6 % de teneur en eau par jour, souligne l’agronome.