L’odeur et la couleur des fourrages revêtent une importance capitale. Crédit photo : Christian Duchesneau
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S'abonner maintenantPour les producteurs de foin de commerce, la clé du succès est de savoir plaire aux acheteurs.
« Il y a des marchés pour tous les types de foin, mais c’est important de parler à vos acheteurs pour valider ce qu’ils veulent », soutient Marc-André Lassonde, des Fermes Kavalier 2000, l’un des présentateurs de la journée de formation sur la production de foin de commerce de qualité, qui a eu lieu en février dernier.
Il faut d’abord s’assurer de produire les bonnes espèces en fonction des acheteurs, dit-il. Les espèces les plus populaires demeurent le mil, le brome et la luzerne, bien que certaines d’entre elles soient moins faciles à cultiver dans le climat humide du Québec.
La fétuque et le dactyle, quant à eux, sont moins intéressants pour les chevaux, parce qu’elles sont moins appétissantes.

Mot-clé : uniformité
Selon les experts présents à la journée de formation, il est essentiel que le produit soit uniforme, tant en ce qui concerne la qualité que la présentation.
Par exemple, le foin doit être exempt de poussière. Pour chaque lot, la couleur et l’odeur des balles doivent être constantes. « C’est comme lorsqu’on va à l’épicerie et qu’on choisit les plus beaux fruits. Les acheteurs veulent les plus belles balles », ajoute Marc-André Lassonde.
Selon le producteur, la grosseur des balles de même que l’épaisseur des galettes doivent aussi répondre aux besoins des acheteurs et, surtout, être constantes.
Son collègue Pascal Bouffard, de l’entreprise Bouffard’s Hay Stack, estime que les balles idéales devraient peser de 38 à 45 lb et comporter en moyenne 15 galettes chacune.
Si les besoins varient d’un acheteur à l’autre, ils changent également avec le temps. « Avant, les gens voulaient par exemple du gros mil mature. Aujourd’hui, on préfère le jeune mil, parce qu’il est plus tendre », illustre Marc-André Lassonde.
Il faut donc poser les bonnes questions et bâtir des relations de confiance entre les producteurs et les acheteurs, conclut-il.