Dans les dernières semaines de négociations du Partenariat transpacifique en 2015, les producteurs sous gestion de l’offre ont manifesté bruyamment dans les rues de Montréal. Cet accord, finalement signé en octobre 2015, promettait un accès plus grand aux produits étrangers. Crédit photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantLa renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) ne met pas en péril l’existence de la gestion de l’offre. Par contre, elle risque d’éroder les parts de marché dévolues aux producteurs de lait, de volaille et d’œufs.
Le porte-parole de la Coalition G05 et président de l’Union des producteurs agricoles, Marcel Groleau, fait cette mise au point quant à la réouverture de cette entente de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique.
« Il y a certainement une menace pour nos parts de marché, estime-t-il. Chaque fois qu’il y a un intérêt à négocier ce genre d’entente, on perd des parts de marché. »
Marcel Groleau ne croit pas que la gestion de l’offre sera visée directement par les États-Unis dans leur désir de revoir l’ALENA sous l’impulsion d’un nouveau président. Le porte-parole de GO5 estime qu’il s’agit d’un « raccourci » à éviter et rappelle que les pays cherchent d’abord des accès au marché.
« Qu’il s’agisse du Partenariat transpacifique ou de l’Organisation mondiale du commerce, on n’a jamais demandé la fin de la gestion de l’offre », note-t-il.
L’Europe, mentionne-t-il, a diminué ses tarifs, mais a maintenu et a même augmenté son soutien interne. De cette façon, explique-t-il, elle a conservé sa compétitivité. Chaque pays a d’ailleurs une politique particulière pour sa production agricole.
« Si on baisse trop les tarifs, convient-il cependant, la gestion de l’offre deviendrait tôt ou tard inefficace. »