Actualités 7 novembre 2016

Le taux de location d’une terre agricole: bien plus que des calculs mathématiques

Le taux de location d’une terre agricole représente le montant qu’un producteur paie pour cultiver une terre dont il n’est pas propriétaire ou le montant qu’un propriétaire reçoit en échange de l’autorisation de cultiver sa terre.

De façon générale, le propriétaire devrait minimalement charger des intérêts et tenir compte de la valeur d’achat de la terre, des taxes foncières et du montant annuel qu’il investit pour maintenir la qualité du fonds de terre (entretien du drainage ou drainage correctif, par exemple).

Le locataire, lui, doit évaluer la somme dont il disposera pour payer la location une fois les dépenses déduites des revenus qu’il prévoit tirer de l’exploitation de la terre. Ces calculs faits de part et d’autre, d’autres facteurs devraient être pris en considération en raison de leur influence sur le taux de location. Parmi ceux-ci : l’offre et la demande des terres dans la région, la durée du bail de location, la qualité de la terre en termes de rendements antérieurs et de rendements potentiels, l’offre et la demande de la culture envisagée. « À titre d’exemple, plus il y a d’ententes de location conclues dans une région donnée, plus le taux de location tend à augmenter, tandis qu’un bail de location de longue durée [5 ans ou plus] a pour effet de diminuer le coût de location annuel », explique Eveline Fortier, chargée de projets aux Références économiques du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).

Place à la négociation

Peut-il y avoir partage des risques et partage des récoltes selon leur valeur et le rendement? Peut-il y avoir partage de certains frais d’exploitation? Le locataire peut-il apporter des améliorations locatives? Y a-t-il un lien de parenté entre le locateur et le locataire qui pourrait favoriser une baisse du taux de location? Ce sont des points dont les deux parties peuvent aussi discuter pour trouver un terrain d’entente. « Et c’est sans compter que, généralement, lorsqu’une terre à louer est située à proximité de celle du locateur, les frais d’exploitation des deux parties sont diminués et la gestion, facilitée », précise Eveline Fortier.

Pour en savoir plus sur les facteurs qui influencent le taux de location d’une terre agricole, consultez le document Combien louer une terre agricole? Les auteurs Jean-François Drouin, du Centre d’études sur les coûts de production en agriculture (CECPA), ainsi qu’Eveline Fortier et Sophie Martel, du CRAAQ, y proposent notamment des lignes directrices servant à établir le taux de location d’une terre agricole en exposant la perspective du locataire et du propriétaire.

Plus de détails au craaq.qc.ca/publications.