La semeuse CX-6 de Clean Seed utilise un système de géolocalisation pour effectuer des semis selon les différents types de sols. Elle peut être équipée d’un réservoir additionnel. Crédit photo : Gracieuseté de Clean Seed
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S'abonner maintenantLa haute précision de la semeuse CX-6 de Clean Seed frappe l’imagination. Grâce à ses 58 déversoirs indépendants les uns des autres, elle réussit à doser jusqu’à six produits différents de manière spécifique à chaque sillon. Résultat : des semences préparées sur mesure pour chaque pied carré de terrain.
« Chaque déversoir est indépendant, chaque produit est dosé séparément », a résumé Colin Rosengren, vice-président au développement du manufacturier de Burnaby, en Colombie-Britannique, lors d’une présentation à la foire Ag in Motion en Saskatchewan.
La précision du CX-6 provient en grande partie d’un système de géolocalisation lié à une base de données des sols. Équipée d’un entraînement électrique indépendant pour chaque descente, la semeuse module automatiquement le mélange de semences, d’engrais et d’éléments nutritifs selon un zonage prédéterminé pour maximiser le rendement et réduire les coûts.
La recette peut aussi être ajustée manuellement depuis la cabine du tracteur.
« La géolocalisation permet aussi d’éviter les chevauchements d’ensemencement lors des virages ou lorsqu’on contourne des obstacles », précise M. Rosengren.
Clean Seed a également soigné la conception des becs verseurs, pourvus d’une triple ouverture, de manière à ce que les semences soient déposées sur un lit d’éléments nutritifs si nécessaire, ou en bandes séparées selon les types de produits.
« Le CX-6 fait tomber délicatement les graines dans le sillon au lieu de les projeter comme le fait un semoir pneumatique », souligne Colin Rosengren.
Les déversoirs sont complètement amovibles et ajustables. Ils permettent de faire des sillons à un intervalle minimal de 12 po.
Cette semeuse n’est cependant pas sans inconvénient. Ses dimensions sont monstrueuses. D’une largeur de 26 pi, l’engin comporte de part et d’autre deux bras rétractables de 17 pi. Équipé d’un réservoir de 16 000 L divisé en six compartiments, il repose sur des chenilles pour limiter la compaction du sol. Il faut donc prévoir un tracteur costaud, capable de fournir 8 ch par déversoir.
Son prix est tout aussi costaud : 650 000 $.
Fabriqué au Manitoba, le CX-6 est seulement vendu pour l’instant dans l’Ouest canadien par Rocky Mountain, un distributeur de Calgary. Il ne sera offert au Québec qu’en 2018. Son fabricant a reçu en août dernier une subvention fédérale de 1,825 M$ pour en accélérer la commercialisation au pays et à l’étranger.