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S'abonner maintenantL’UtiliTerre a mis à l’essai deux camions RAM afin d’évaluer leurs performances en milieu agricole. Tests de charge, de puissance et de traction dans la boue : tout y est!
Commençons par présenter les deux machines : un RAM 1500 Sport avec moteur HEMI V8 de 5,7 L couplé à une transmission automatique à 8 rapports, et un RAM 3500 Laramie Limited avec moteur Cummins Turbo Diesel de 6,7 L couplé à une transmission automatique à 6 rapports.
Un peu de charge
Les camions se sont sûrement dit que la journée commençait brutalement avec cette première épreuve, où près de 1 050 kg de foin ont été chargés dans le caisson de chacun! Cette épreuve avait pour but d’évaluer l’effet d’une charge importante sur les éléments de suspension. Une forte différence a été notée. Sans charge, le RAM 1500 affichait une distance de 43 cm entre le sol et sa barre d’attelage; chargé de foin, cette distance était réduite à 25 cm. Pour paraphraser Jean Laliberté, le sympathique agriculteur chez qui nous avons fait une partie des essais, « le RAM 1500 est bien accoté! » Rien d’étonnant considérant que sa charge utile est évaluée par le manufacturier à 690 kg.
Le RAM 3500 n’a pas réellement souffert de la présence d’une tonne de foin, lui dont la charge utile est de 1 778 kg. Sa suspension n’a fléchi que de 8 cm (47 cm entre le sol et la barre d’attelage sans charge, contre 39 cm avec charge).
Du muscle
La deuxième épreuve consistait à tracter une remorque chargée de 30 balles de paille sur une pente légère de 120 m. Les balles d’environ 250 kg chacune et la remorque de 2 400 kg représentaient une masse totale de 9 900 kg (aussi bien dire 10 tonnes).
Honnêtement, les deux camions n’ont pas « grimacé » à l’ouvrage, et une faible différence de performance a été constatée entre eux. Il a fallu 13,85 secondes au RAM 3500 et à son moteur diesel de 410 chevaux pour parcourir les 120 m, soit un tantinet moins que le RAM 1500 qui, avec son moteur de 400 chevaux, a franchi la ligne d’arrivée en 14,25 secondes.

Pour des raisons de sécurité, nous avons limité la trajectoire à 120 m, sans quoi la vitesse aurait été trop élevée pour la remorque de ferme. Or, une piste plus longue aurait facilement permis au RAM 3500 de creuser l’écart avec son confrère 1500, car, une fois lancé, il ne s’essoufflait pas en tractant la charge. Au contraire!
Sans charge, mentionnons que le RAM 1500, avec son moteur à essence, a pris une seconde de moins que son adversaire à parcourir les 120 m. Il a franchi le fil d’arrivée en 7,25 secondes, comparativement à un chrono de 8,58 secondes pour le RAM 3500. Le délai de réaction plus lent du camion diesel explique ses performances moindres. En effet, le RAM 1500 est équipé d’un moteur à essence plus fougueux.
Lors de cette épreuve, les performances de freinage sous charge ont également été évaluées, mais cette fois, de façon subjective. Sans avoir paramétré les résultats avec précision, il est apparu évident que le RAM 3500, avec la remorque de 10 tonnes, affichait une efficacité de freinage supérieure à celle du RAM 1500 avec la même remorque.
Un bain de boue… obligatoire
Jean Laliberté possède une parcelle de terre noire mal égouttée qui a été récemment nivelée et drainée. Dans ce champ, la traction des deux bêtes a été mise à rude épreuve. Le RAM 1500 s’est démarqué dans la boue. Les reprises du moteur ont profité de plus d’agilité, et son poids plus léger lui a permis de moins s’enfoncer. De son côté, le 3500 menaçait de s’enliser lorsqu’il passait aux mêmes endroits. Avec un poids de près d’une tonne de plus, il avait tendance à « piquer du nez » dans la boue, a fait remarquer M. Laliberté. Et ce qui devait arriver arriva : lors d’un passage plus près d’une source d’eau, le 1500 s’est faufilé, alors que le 3500 s’est solidement embourbé.
À ce sujet, nous offrons nos remerciements distingués à la Ferme Raypel de Saint-Simon pour nous avoir prêté un tracteur afin de nous sortir de l’impasse…
« Tout est plus gros »
Les camions ont été utilisés pendant près de deux semaines. Le RAM 1500 a bien fait, mais le RAM 3500 s’est révélé d’une classe à part : costaud, haut, puissant et doté d’un look du tonnerre. On prend goût à conduire un tel mastodonte. Même Jean Laliberté, un adepte inconditionnel de camions Ford, avait de bons mots pour ce RAM. « Le 3500, c’est un vrai camion de travail. Tout est plus gros là-dessus : le moteur, le système de freinage, la suspension. J’aime aussi les détails de l’intérieur, c’est bien pensé et c’est confortable, a-t-il énuméré. C’est sûr que tout est plus gros avec le 3500, même le prix! » Cette version du 3500 vaut en effet la modique somme de 85 000 $. C’est le modèle le mieux équipé, avec suspension pneumatique à l’arrière, double alternateur de 440 ampères, roues de 20 po, système d’entrée et de démarrage sans clé, éclairage de caisse aux DEL, ensemble de remorquage à sellette, deux caméras (l’une dans la caisse et l’autre au pare-chocs arrière), etc.
Seul élément qui manque à la liste : une laveuse à pression extrapuissante pour enlever la quantité de boue inimaginable qui peut s’incruster sur un pareil véhicule!



