Actualités 29 juillet 2016

Trésors cachés dans les rangs : Montérégie

SAINTE-CÉCILE-DE-MILTON — Le cidre vit actuellement une véritable renaissance au Québec, particulièrement dans la région de la Montérégie, où une route des cidres existe déjà depuis de nombreuses années. Cependant, jamais cette boisson n’aura été aussi populaire que depuis l’arrivée sur les tablettes des cidres prêts à boire, commercialisés à la Société des alcools du Québec (SAQ) depuis seulement deux ans.

« Le cidre prêt à boire, c’est l’accompagnateur parfait du pique-nique, lance Catherine Saint-Georges, coordonnatrice pour les Cidriculteurs artisans du Québec. Il se transporte et se boit comme une bière. » En canettes ou en petites bouteilles de verre, ce cidre complète harmonieusement le choix des boissons habituelles et est également offert en épicerie. Durant l’été 2015, les commerçants ont vu leurs ventes de cidres prêts à boire bondir de 60 % et les cidres québécois, de près de 10 %.

Tâter le marché

Si le cidre a sa place au Québec depuis de nombreuses années, les concepteurs du prêt-à-boire, soutenus par les cidreries artisanales, cherchent à réinventer le
marché, qui a longtemps été fermé à tout ce qui n’était pas du cidre liquoreux. « On tente de créer de nouvelles saveurs qui vont intéresser un vaste éventail
d’amateurs, explique Stéphanie Arès, des Vergers de la colline, à Sainte-Cécile-de-Milton. On vient de sortir un cidre aromatisé au citron et à la menthe et on travaille actuellement sur un autre auquel on a incorporé du jus de betteraves. » Les Vergers de la colline ont par ailleurs créé deux gammes de prêts-à-boire : une pour la SAQ et l’autre pour les épiceries.

Malgré tous les efforts déployés, les prix demeurent raisonnables. Si le marché du cidre de glace ressemble plus à celui du vin, le prêt-à-boire a tout pour intéresser les jeunes adultes, tant par ses étiquettes colorées que par son prix accessible, et se compare avantageusement à la bière.

Tendance passagère?

« Les pages les plus consultées sur notre site Internet sont les recettes à base de cidre, déclare avec satisfaction Catherine Saint-Georges. Le Mondial des cidres attire les foules. On voit maintenant de grandes entreprises, comme Lassonde, avoir leur propre production de cidre. » Juste à Rougemont, capitale montérégienne de la pomme, on retrouve pas moins de cinq cidreries, sans compter les nombreuses autres qui se sont installées dans les villes limitrophes comme Marieville ou encore Mont-Saint-Grégoire.

Les cidres houblonnés prêts à boire attirent une nouvelle clientèle et selon Mme Saint-Georges, le vermouth de cidre, un apéritif, sera certainement à surveiller au cours de la prochaine année. « Cet été, mon cidre hors série est houblonné, explique Robert McKeown, propriétaire de la cidrerie du même nom. Je l’ai fait spécialement à la demande des organisateurs du festival Bière et Saveurs de Chambly. » Un cidre québécois pour représenter un festival de bière? C’est dire comment les choses évoluent vite dans le milieu cidricole.

« Il reste cependant beaucoup d’éducation à faire au sein de la population, conclut M. McKeown. Les préjugés à l’égard du cidre ont la vie dure, mais j’ai l’impression que plus il va y avoir des choix intéressants, plus cette boisson va faire son chemin vers le quotidien des Québécois. »

 

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Méchoui rassembleur

Mouton village, une entreprise familiale qui existe depuis 45 ans, a pris son nom actuel en 1998 lorsqu’elle se consacrait encore à l’élevage de moutons. « Notre père voulait faire un golf, raconte Samuel Fontaine, maintenant responsable du service à la clientèle. Mais quand l’endroit a été zoné agricole en 1972, il a plutôt opté pour un restaurant et ne l’a jamais regretté. »

Spécialisés en méchoui, les deux frères Fontaine, Samuel et Marc-Antoine, ainsi que leur père, misent tout particulièrement sur le caractère rassembleur et familial de leur exploitation. Leur cuisine s’inspire des saveurs du terroir, et pendant le temps des sucres, ils reçoivent des éloges de partout dans la région pour leur menu à l’érable. Ils ont aussi un goût marqué pour les événements et organisent chaque année de grandes foires d’antiquaires qui attirent à tout coup plus d’un millier de visiteurs.

Cette année, il y a deux nouveautés : un circuit comportant des oeuvres de Daniel Vincent Bernard, un artiste de la région, ainsi que des performances théâtrales sur l’histoire des patriotes. « Saint-Marc-sur-Richelieu a une riche histoire et des paysages pittoresques; alors on tente d’en profiter au maximum », conclut Samuel Fontaine.

www.moutonvillage.com

 

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Au gîte comme à la maison

En arrivant sur le site enchanteur du Fruit défendu à Rougemont, on est d’abord frappé par la quiétude qui émane du lieu. De jolies maisonnettes jaunes sont disposées au sein d’un aménagement paysager des plus harmonieux. Il ne fait aucun doute qu’on y dort comme une bûche!

L’entreprise a été créée en 2008, quand Dominique et José ont ouvert un petit café à Saint-Césaire, près de Rougemont. Puis, en visitant leurs locaux actuels pour la première fois, ils ont eu un coup de coeur pour le cachet rustique de l’endroit et se sont relocalisés à Rougemont en 2010. Le gîte, qui compte trois chambres dont chacune a son propre accès, accueille des visiteurs à l’année et inclut le déjeuner aux saveurs locales.

Pour ce qui est du restaurant, il n’est ouvert que quelques jours par semaine, mais il est toujours plein. Au menu : des viandes et légumes des producteurs du coin, ainsi qu’une vaste gamme de vins et de cidres de Rougemont. « C’est simple, on veut que nos invités se sentent comme chez eux. On utilise des produits locaux pour faire vivre une expérience champêtre et encourager les gens à explorer la région », lance José, copropriétaire et cuisinier.

www.lefruitdefendu.ca

 

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De la prohibition à la consécration

À l’époque de la prohibition, les Lasnier avaient commencé la production de cidre en cachette, dans leur sous-sol. Au fil du temps, les membres de l’entreprise familiale sont ainsi passés de contrebandiers… à lauréats 2016 du prix du meilleur cidre en Amérique du Nord dans la catégorie New World Modern Cider avec
leur CID rosé.

Ce cidre, produit par macération de pelures de pommettes très acidulées habituellement utilisées pour la confection de gelées, a subi diverses modifications au fil des ans jusqu’à ce qu’il reçoive plusieurs prix au Great Lakes International Cider and Perry Competition, en avril dernier. Cependant, les membres de l’équipe de production ne se reposent pas sur leurs lauriers : une pépinière de pommes à cidre est en développement et Stéphanie Arès, coordonnatrice du marketing, a bon espoir que cela leur permettra de découvrir de nouvelles saveurs inédites.

En plus de leur production cidricole, les Vergers de la colline proposent également un joli espace boutique ainsi qu’un charmant bistro dont les plats font tous une petite place à la pomme. Vous êtes curieux? Leurs cidres prêts à boire Milton Star et CID sont maintenant offerts à la SAQ et en épicerie.

www.lesvergersdelacolline.com