Actualités 11 mars 2016

Châssis robuste et commande des coupures de rangs par GPS

Le fabricant français de semoirs Monosem a présenté en novembre dernier au salon Agritechnica un nouveau concept de régulation basé sur un entraînement électrique des unités de semis.

L’entreprise fondée en 1947 à Largeasse, située à mi-chemin entre Nantes et Poitiers, est reconnue pour la robustesse de ses châssis. D’ailleurs, elle a dévoilé un nouveau châssis repliable qui peut atteindre une largeur de 6 m 50.

Chaque unité de semis dispose d’un moteur électrique qui entraîne les distributions à l’aide d’une courroie crantée. Sur les semoirs de plus de six unités, une génératrice entraînée par la prise de force du tracteur assure l’alimentation électrique des moteurs. Une batterie prévient les fluctuations indépendamment du régime de la prise de force. Enfin, des cellules photoélectriques contrôlent la chute des graines et la distance entre elles. Un radar relaie l’information de vitesse, ce qui permet ainsi un contrôle précis de la densité de semis.

Depuis la cabine du tracteur, on peut gérer la densité, la distance ainsi que la chute des semences. Un terminal ISObus donne aussi la possibilité de commander par GPS les coupures de rangs manuellement ou automatiquement. Monosem a eu la brillante idée d’adapter ce système pour équiper ses précédents semoirs déjà en service. Sur les semoirs à entraînement mécanique ou hydraulique, le système se compose d’un débrayage électromagnétique sur chaque unité de semis.Relié à une antenne GPS, le terminal transmet les informations au semoir. 

Un porte-parole a souligné que l’entreprise détenait un brevet sur le boîtier de distribution des semences. Celui-ci règle la sélection et la dépression des semences, ce qui a pour effet de faire coller la graine sur le disque. À l’origine spécialisée dans les planteuses et les repiqueuses de tabac, la compagnie réalise aujourd’hui la majorité de ses ventes dans les semoirs de maïs, de canola et de sorgo.