Actualités 8 février 2016

Mahindra s’installera au Canada

Le plus important fabricant de tracteurs au monde, la compagnie indienne Mahindra, compte installer une usine d’assemblage dès ce printemps à Adstock, dans la région de Thetford Mines. Pour réaliser ce projet, Mahindra s’est associée au manufacturier d’accessoires pour tracteurs et véhicules récréatifs Bercomac.

Sylvie Vachon, copropriétaire de Bercomac, explique que les tracteurs Mahindra arriveront par conteneur et que son entreprise devra poser les roues et plusieurs accessoires. Les véhicules Mahindra sont conçus en Inde, au Japon et en Corée. « Notre entreprise fabrique déjà des souffleuses à neige, des niveleuses et d’autres accessoires pour eux. »

On construira un bâtiment de 24 000 pi2 sur un terrain d’une superficie totale de 225 000 pi2 pour l’usine d’assemblage. « Le but de Mahindra est de réduire le temps et les frais de transport pour tous les concessionnaires au Canada. »

Actuellement, le centre d’assemblage le plus proche est situé en Pennsylvanie. La nouvelle usine créera de 8 à 10 nouveaux emplois et son ouverture pourrait se faire l’été prochain. Le maire d’Adstock, Pascal Binet, se trouve devant le beau défi d’accueillir cette nouvelle entreprise. Il faut que sa municipalité consolide le parc industriel, un investissement de 2,4 M$. Cette dépense servira au prolongement des services municipaux et à l’aménagement d’une rue et d’un terrain.

M. Binet est en pourparlers avec Développement économique Canada pour obtenir de l’aide financière. En plus, la région a reçu un fonds de développement de 50 M$ du fédéral pour diversifier l’économie après la fin de l’exploitation de l’amiante. « J’ai bon espoir que, dès le printemps prochain, on va être en mesure de construire l’usine. »

De bons tracteurs

Jocelyn Dumont est représentant commercial aux Équipements Pro Victo, un concessionnaire Mahindra à Victoriaville. « Nous vendons des tracteurs Mahindra depuis quelques années. Ce sont des engins solides et mes clients sont très satisfaits. » Les tracteurs sont vendus avec une garantie de cinq ans. « Un détail non négligeable quand on utilise l’arbre de force [PTO] : pas besoin de faire révolutionner la vitesse du moteur à haut régime pour activer une pelle ou une fendeuse à bois », conclut M. Dumont.

 

Yves Charlebois