Actualités 2 décembre 2015

Pas de désaveu du ministre Paradis

Malgré divers reproches, le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) refuse de dire qu’il a perdu confiance en Pierre Paradis, ministre de l’Agriculture.

« Il y a beaucoup de déception dans le milieu agricole », a-t-il admis en conférence de presse, le 1er décembre, dans le cadre du congrès de l’Union. Marcel Groleau a toutefois ajouté du même souffle qu’il n’avait « pas fermé la porte au gouvernement ».

La proposition de stratégie agroalimentaire du Québec a néanmoins été expédiée au premier ministre, ainsi qu’à M. Paradis. « C’est une décision du gouvernement qui doit être prise », a expliqué le président de l’UPA, qui précise que les choix concernant le « bras financier » du ministère doivent notamment passer par le « filtre du Conseil du trésor ».

Dans son discours devant les délégués, juste avant la conférence de presse, le président a par ailleurs souligné un problème important d’accès au ministre. « M. Paradis n’a pas rencontré la Fédération de la relève agricole du Québec depuis qu’il est en poste. C’est dur, ça », a déclaré Marcel Groleau, qui a aussi remis en question le choix de Jean Pronovost pour rédiger un nouveau rapport sur la relève agricole.

« C’est un choix politique. M. Paradis a politisé le dossier », a affirmé le président de l’UPA, rappelant que le premier rapport Pronovost, en 2008, ne contenait aucune recommandation sur la relève et que ses recommandations sur la gestion des risques en agriculture ressemblaient au soutien offert dans l’Union européenne, qui a montré ses limites avec la crise de la viande et du lait des dernières années.

Selon Marcel Groleau, l’équipe de Jean Pronovost aurait par ailleurs écarté un jeune de la relève de son étude après avoir appris que celui-ci était président de la relève dans sa région. « Ce n’est pas acceptable », a commenté le président de l’UPA.