Technique 15 mai 2026

Amazone présente son nouveau planteur

Le pavillon Sollio de l’Espace Saint-Hyacinthe a accueilli une centaine de personnes le 21 avril dernier alors que les équipes d’Amazone et de Terapro avaient invité les agriculteurs à un événement spécial pour le lancement du nouveau planteur Amazone Precea 9000-TCC.

Organisé conjointement par Amazone et Terapro, l’événement visait aussi à souligner les cinq ans de partenariat entre l’équipementier et le concessionnaire, de même qu’à mettre en valeur l’étendue de la gamme d’équipements Amazone désormais offerte au Québec.

Autour des machines exposées, les producteurs invités échangeaient avec les spécialistes produits, les représentants et les équipes de vente dans une ambiance détendue qui se poursuivait en formule 5 à 7 en soirée.

L’arroseuse Amazone UX 4200 Spécial est équipée d’un système de nettoyage automatisé qui permet, selon le fabricant, de nettoyer de 2 à 3 fois plus rapidement qu’un nettoyage manuel en plus d’éviter les dangers de contaminations.
L’arroseuse Amazone UX 4200 Spécial est équipée d’un système de nettoyage automatisé qui permet, selon le fabricant, de nettoyer de 2 à 3 fois plus rapidement qu’un nettoyage manuel en plus d’éviter les dangers de contaminations.

« On est partenaires depuis cinq ans avec Terapro », explique Jérémie Messerli, directeur des ventes d’Amazone au Canada. « On a connu une progression constante avec nos produits grâce à Terapro. L’événement d’aujourd’hui servait à souligner ce partenariat, mais aussi à remercier les agriculteurs qui nous font confiance. »

Chez Terapro, le lancement du nouveau planteur représentait aussi une étape importante. « On lance officiellement la série de planteurs cette année », souligne Frédéric Robert. « On profite donc de cet événement pour présenter les machines et célébrer notre partenariat avec Amazone. »

M. Robert insiste également sur la polyvalence des équipements proposés.

Les machines Amazone s’adaptent à différents types de tracteurs. Et derrière ça, il y a toute la question du service. Nos concessionnaires sont certifiés et formés autant pour l’entretien que pour le service après-vente.

Frédéric Robert

Une réalité qui contribue, selon Amazone, à fidéliser plusieurs producteurs. « On a des clients qui sont rendus à cinq ou six machines Amazone différentes », mentionne Jérémie Messerli.

Le planteur Amazone Precea 9000-TCC était évidemment la vedette de la journée. Présenté par Laurent Valcourt, gérant des ventes pour l’Est du Canada, le planteur traîné de 9 mètres se décline en configurations de 8, 12 ou 16 rangs. Le modèle exposé à Saint-Hyacinthe comptait 12 rangs espacés de 30 pouces. « On arrive avec un concept de trémie centrale autant pour la semence que pour l’engrais granulaire », explique-t-il. La machine comprend deux points de remplissage distincts et une cuve divisée en plusieurs sections permettant de transporter jusqu’à deux tonnes de semence et six tonnes d’engrais.

Pensé d’abord pour le maïs, le planteur peut aussi être configuré pour le soya, mais également adapté à plusieurs autres cultures grâce à des disques interchangeables. « On peut semer du maïs, du soya, du tournesol, des pois, des gourganes, des courges ou des citrouilles, notamment », précise Laurent Valcourt.

L’un des éléments qui distinguent le Precea 9000-TCC repose sur son fonctionnement pneumatique. Contrairement à plusieurs planteurs fonctionnant avec un système à vacuum, le modèle d’Amazone utilise une mise sous pression des cuves grâce à deux souffleurs positionnés à l’avant et à l’arrière de la machine. Plusieurs capteurs intelligents surveillent également l’ensemble des opérations : capteurs de niveau dans les trémies, détection des pertes de pression d’air et balances intégrées pour le suivi des volumes.

Le cultivateur Amazone Cenius 5003-2TX présentait plusieurs adaptations développées spécialement pour les réalités nord-américaines, notamment l’ajout de cylindres hydrauliques en remplacement des ressorts. À l’arrière, un nouveau rouleau DDU a aussi été ajouté à l’appareil.
Le cultivateur Amazone Cenius 5003-2TX présentait plusieurs adaptations développées spécialement pour les réalités nord-américaines, notamment l’ajout de cylindres hydrauliques en remplacement des ressorts. À l’arrière, un nouveau rouleau DDU a aussi été ajouté à l’appareil.

« La simplicité d’opération et la précision, c’est toujours notre objectif », résume Laurent Valcourt. « On veut que ça reste simple pour l’opérateur. Le planteur est facile à atteler, il nécessite peu de branchements hydrauliques et tout est compatible en ISOBUS. C’est pratiquement du plug and play. »

Autre particularité importante : le système permet l’application à taux variable autant pour la semence que pour l’engrais. « Avec les deux cuves séparées, on peut avoir deux cartographies différentes », explique Jérémie Messerli. « La machine applique automatiquement les doses nécessaires en temps réel selon les données reçues. On peut aussi avoir deux produits différents, par exemple un engrais de démarrage et un autre produit. »

Même le calibrage des semences est automatisé afin de limiter les ajustements manuels. « Le disque du planteur est monté sur un parallélogramme. Quand on ajuste la profondeur de semis, on doit aussi ajuster la profondeur de l’engrais. Sur notre système, la profondeur d’engrais s’ajuste automatiquement avec la profondeur de semis », ajoute-t-il.

Des clients satisfaits

Parmi les producteurs présents, Ernest et Karl Bernhard, de la Ferme Bernhard et Fils à Sainte-Brigide-d’Iberville, sont les premiers acheteurs québécois du nouveau planteur. « On a acheté la machine l’automne dernier et ça va être nos premiers semis avec elle ce printemps », raconte Ernest Bernhard. « On est assez fébriles à l’idée de l’essayer. »

L’entreprise familiale exploite un troupeau laitier et environ 400 hectares de grandes cultures, principalement en maïs, en soya et en blé. Pour eux, la présence d’un système granulaire intégré directement d’usine a pesé lourd dans la décision. « On voulait conserver le granulaire, et c’est le seul semoir qui offre un système moderne intégré de compagnie. Ce n’est pas quelque chose qui a été ajouté après coup », explique-t-il.

Karl Bernhard souligne pour sa part l’importance du service après-vente dans leur choix. « On a déjà un épandeur et une arroseuse Amazone. On sait que le service est là, autant pour les pièces que pour le ­soutien technique. Ça a été un gros facteur décisionnel. »
Afin de soutenir autant les producteurs que les équipes techniques, Amazone mise sur des outils numériques, comme sa plateforme SmartLearning. « Si un producteur veut savoir comment ajuster la profondeur de travail d’une machine, il peut aller sur la plateforme et trouver une vidéo explicative en français. Ça rend l’information beaucoup plus accessible », explique M. Messerli.

Ernest et Karl Bernhard, de la Ferme Bernhard et Fils à Sainte-Brigide-d’Iberville, sont les premiers acheteurs québécois du nouveau planteur.
Ernest et Karl Bernhard, de la Ferme Bernhard et Fils à Sainte-Brigide-d’Iberville, sont les premiers acheteurs québécois du nouveau planteur.

Des équipements polyvalents

Outre le nouveau planteur, trois autres machines retenaient l’attention lors de l’événement. L’épandeur Amazone ZA-TS, déjà bien implanté au Québec, continue d’évoluer avec des technologies de précision de plus en plus poussées. Jérémie Messerli mentionne notamment le système WindControl, qui analyse en temps réel la vitesse et la direction du vent afin de corriger automatiquement l’épandage.

Le système Argus utilise quant à lui des radars pour surveiller la trajectoire des granules d’engrais pendant le travail. 

On prévoit d’ailleurs d’autres améliorations l’an prochain avec de nouveaux capteurs (AutoSpread), qui permettront à la machine d’analyser la vitesse des granules afin d’ajuster automatiquement les paramètres d’épandage selon le produit utilisé. « Ça deviendra pratiquement un épandeur autonome », résume-t-il.

L’arroseuse Amazone UX 4200 Spécial misait pour sa part sur l’automatisation du nettoyage et la réduction de l’exposition de l’opérateur aux produits phytosanitaires. Outre sa capacité de 4 200 litres et sa largeur de travail de 90 pieds, le contrôle automatique des sections, la circulation continue dans les rampes et le remplissage automatisé figuraient parmi les caractéristiques mises de l’avant.

« C’est une machine qui gagne à être connue, soutient M. Messerli. Sa taille convient un peu mieux aux fermes du Québec, par rapport à nos plus gros modèles. »

Selon le fabricant, le système permet de nettoyer de 2 à 3 fois plus rapidement qu’un nettoyage manuel et vient surtout éviter les dangers de contaminations.

Souvent, quand on est pressés, on ne prend pas toujours le temps de nettoyer convenablement la machine, et c’est là qu’on peut oublier un coin de la machine, ce qui pourrait créer une contamination au prochain passage. Avec l’automatisation, on vient réduire le plus possible le risque d’erreur dans l’arrosage.

Jérémie Messerli

Enfin, le cultivateur Amazone Cenius 5003-2TX présentait plusieurs adaptations développées spécialement pour les réalités nord-américaines, notamment l’ajout de cylindres hydrauliques en remplacement des ressorts. 

Dans les terres d’argile ou les terres fortes, on s’est aperçus que les limites physiques des ressorts mécaniques sont souvent atteintes. Avec les cylindres hydrauliques, on a 800 kilos de pression, tandis que les ressorts mécaniques en avaient 650. 

« L’enjeu, avec les ressorts, bien que durables, quand ça revient en position, ça cogne. Donc quand on a une terre avec beaucoup de roches, ça cogne beaucoup et ça vient créer un stress sur la machine. Avec l’hydraulique, on est variable. On peut ajuster notre pression à partir du cadran à l’avant. »

À l’arrière, un nouveau rouleau DDU a aussi été ajouté à l’appareil. « C’est un rouleau très ajouré, avec de la traction sur la roue en avant. Il permet de travailler dans des conditions plus humides d’automne, par exemple, explique le spécialiste. On a plus de dégagement et le poids au sol est moins gros que nos rouleaux de caoutchouc. Ça donne un fini plus aéré, plus motteux pour l’automne. »