Coralie Leblanc et son conjoint, Sébastien, vivent leur rêve de devenir agriculteurs. Ils ont converti leur ferme en bergerie et ont maintenant deux enfants (dont Ludivine, dans la photo de droite), bientôt 100 brebis et de petits agneaux. Photos : Coralie Leblanc
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S'abonner maintenantTout a commencé par l’achat d’une ferme en 2018 pour y installer les chevaux qu’on avait déjà. On avait des champs, donc tant qu’à y être, pourquoi ne pas produire notre foin nous-mêmes? On a acheté un tracteur puis de la machinerie. J’étais infirmière et mon conjoint, Sébastien, était pompier forestier. On vivait le rush des foins à travers le travail et la météo qui s’amusait à nous contrarier. Mon conjoint travaillait à l’extérieur pendant de très longues périodes. Avec l’arrivée de notre premier enfant, Ludivine, on a voulu prioriser notre famille.
On avait toujours caressé le rêve de devenir agriculteurs, projet de retraite peut-être? Mais en posant un regard sur notre vie, on avait déjà la terre, la ferme, un tracteur et de la machinerie. On passait déjà beaucoup de temps à s’occuper des animaux. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas optimiser la ferme qu’on avait déjà et se lancer?
On s’est créé un réseau avec la relève agricole de notre région. Nous avons fait de belles rencontres, eu de beaux partages et un soutien chaleureux. Notre vision était devenue claire, c’est ça qu’on voulait. On savait que de nouveaux et grands défis nous attendaient. Que veux-tu, faut croire qu’on aime ça la misère! Mais on s’accrochait à ce qu’il y a de beau de la vie à la ferme.
Petite anecdote : on a une très vieille maison de 1905, et dans la pharmacie de la salle de bain se trouvait un petit mot laissé il y a plusieurs années :
«If you are not willing to risk the unusual, you will have to settle for the ordinary. » (Si vous n’êtes pas prêt à risquer l’inhabituel, vous devrez vous contenter de l’ordinaire.) Ça m’a convaincue, on s’essaye!
Donc, tous les deux, on a fait une AEC en Gestion d’entreprise agricole en 2024. On a démarré notre entreprise, la Ferme SC, en 2025. On a mis beaucoup d’amour et d’huile de bras sur la vieille ferme pour la convertir en bergerie. Nous voilà aujourd’hui avec un deuxième enfant, Olivier, bientôt 100 brebis et plein de petits agneaux qui courent et sautent. La ferme n’a jamais été aussi vivante et pleine de sens.
En collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec
