Histoires de relève 13 février 2026

De la ferme familiale à l’entrepreneuriat agricole au Témiscamingue

Je me nomme Franco Larochelle, et je suis né dans le monde laitier, un milieu qui a profondément façonné la personne que je suis aujourd’hui. C’est dans cet environnement riche en traditions et en savoir-faire que j’ai découvert très tôt mon amour pour les vaches et le travail agricole.

Je passais beaucoup de temps de qualité avec mes cousins à la ferme familiale. Ces moments m’ont permis d’apprendre les bases du travail agricole tout en développant des valeurs importantes comme la responsabilité, la collaboration et le respect des animaux.

Quand j’avais huit ans, ma mère a vendu ses parts de la ferme laitière afin de se consacrer à l’élevage équin et bovin. À partir de ce moment, nous pratiquions un élevage de subsistance comprenant des poulets, des porcs et des moutons.

Par la suite, ma mère et mon grand frère ont travaillé pour différentes fermes laitières de la région. En les accompagnant, j’ai eu l’occasion de découvrir plusieurs façons de travailler. Ces expériences m’ont permis de me bâtir une réputation dans la sphère agricole locale.

À 14 ans, grâce à l’argent gagné lors des traites, j’ai acheté ma première vache de boucherie. À 16 ans, j’ai poursuivi dans cette voie en achetant mes premiers moutons.

Après mes études collégiales en technique de santé animale, j’ai toutefois réalisé que les longues études universitaires ne correspondaient pas à mes aspirations. J’ai donc choisi de devenir travailleur autonome et de fonder mon entreprise, Maréchalerie Ti-Boeuf, spécialisée en maréchalerie et en taillage d’onglons.

Cette année, ma conjointe et moi avons concrétisé un projet majeur en lançant notre entreprise ovine à Duhamel-Ouest, au Témiscamingue. En août, nous avons fait l’acquisition d’un petit troupeau provenant d’un ancien producteur. Pour l’avenir, nous souhaitons acheter nos propres terres afin d’agrandir notre troupeau et, éventuellement, nous lancer dans l’élevage bovin. L’un de mes plus grands rêves serait un jour d’élever des bisons à l’herbe, symbole d’une agriculture durable et d’harmonie avec la nature.  


En collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec