Histoires de relève 16 octobre 2025

Cultiver la relève, une implication à la fois

L’école a toujours été importante pour moi, autant au primaire qu’au secondaire. Il était donc normal pour moi de me diriger vers un diplôme d’études collégiales. Pourquoi le programme Gestion et technologies d’entreprise agricole à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ), campus de La Pocatière? Pour avoir le plus de connaissances possible en matière de gestion d’entreprise.

Il me reste encore quelques cours à pendre pour approfondir mes connaissances et me sentir à l’aise, principalement du côté administratif de la ferme. C’est un défi, mais aussi une motivation pour moi étant donné que les finances sont une partie assez importante et assez stressante de l’entreprise. Non seulement j’aime apprendre, mais j’aime également m’impliquer, essayer d’inclure tout le monde est l’une des parties que je préfère.

Après avoir siégé comme secrétaire dans l’association étudiante de l’ITAQ pendant 2 ans, je suis maintenant présidente de notre groupe local pour ma 2e année, je suis fière de contribuer à la relance d’Agro-3, dans la MRC de La Mitis, et ­d’essayer d’offrir des activités diversifiées, pour aller chercher le plus de participants possible, et ce, avec un super conseil d’administration.

Bien que mon but ultime soit de reprendre la ferme familiale, je ne souhaitais pas retourner immédiatement à temps plein à la ferme, mais bien à temps partiel. Je voulais aller voir ailleurs. Je suis donc allée prendre de l’expérience ailleurs, pour être en mesure de ramener le plus de connaissances dans mon entreprise. Entre ma première et ma deuxième année, je suis allée travailler dans une autre ferme, je voulais voir d’autres façons de fonctionner, d’autres philosophies, ne pas avoir ma famille comme employeur et développer mon réseau de contacts.

Entre ma deuxième et ma troisième année, j’ai été embauchée comme technicienne en production laitière provinciale chez Lactanet. J’ai fait des contrôles laitiers un peu partout au Québec. Ça m’a permis de voyager un peu, de découvrir un différent système de traite et différentes façons de travailler. Lorsque j’ai fini mon diplôme d’études collégiales (DEC), j’ai réussi à avoir un poste, avec des clients réguliers dans ma région, en tant que technicienne, mais également comme conseillère en production animale. Ce travail encore actuel me permet d’acquérir une multitude de connaissances. J’ai également la chance de partager ma passion pour l’agriculture et mes connaissances en enseignant à temps partiel au diplôme d’études professionnelles en production animale du centre de formation professionnelle Mont-Joli–Mitis.  


En collaboration avec la Fédération de la relève agricole du Québec