Jeunesse 30 septembre 2025

Choix de carrière : cunicultrice

Véronique, quel est ton parcours?

À la ferme laitière familiale, nous avions des animaux pour notre alimentation personnelle, dont des vaches et des lapins. Je me suis demandé un jour : si nous avons des vaches pur sang, pourquoi ne pas avoir des lapins pur sang? J’élève pour l’exposition des lapins nains béliers hollandais blancs aux yeux bleus et des lapins géants béliers français. Mon élevage se nomme Clapier Petit Pas.

En quoi consiste ton travail d’élevage de lapins d’exposition?

Mon travail comporte trois volets. Le premier est mon programme génétique de reproduction. Je choisis minutieusement le bon reproducteur pour chacune de mes lapines. Je sélectionne les bébés que je conserve pour la prochaine saison d’exposition. Les autres sont vendus. Le second volet est l’exposition. Je m’assure que mes lapins sont parfaits visuellement et qu’ils sont gentils quand on les manipule. Ils voyagent avec moi dans les expositions. Enfin, le dernier volet est mon implication dans le conseil d’administration de l’exposition agricole Expo Rive-Nord. J’organise l’exposition de lapins : il faut trouver des juges intéressants, monter la programmation, recevoir les inscriptions des exposants et aller chercher les juges.

À quoi ressemble une journée type?

Chaque jour, je vérifie qu’ils ont de l’eau et de la nourriture de bonne qualité, composée partiellement de légumes en période estivale. Je nettoie les cages environ une fois par semaine et je sors mes lapins régulièrement dans l’enclos extérieur. Je veille à leur bon état de santé (traitement préventif, taille de griffes, soin du pelage) et au bon développement physique et comportemental des bébés. Mon élevage de lapins complète bien mes emplois d’agronome et de technicienne en santé animale.


Cet article est paru dans la page Jeunesse de La Terre de chez nous. L’objectif de cette page est d’expliquer et de vulgariser certains enjeux complexes reliés à l’agriculture à une clientèle jeunesse.