Jeunesse 11 septembre 2025

La petite histoire… de l’agriculture urbaine

Lorsqu’on entend le mot agriculture, on imagine immédiatement une vaste terre en milieu rural garnie de légumes, de céréales ou investie par des vaches. Pourtant, cette activité n’est pas strictement réservée aux campagnes. Les petites, moyennes et grandes villes possèdent, elles aussi, leurs parcelles de terre cultivées, et ce, depuis très longtemps…

Une activité de survie

L’agriculture urbaine existe depuis la création des premières villes, il y a de cela plusieurs milliers d’années. Déjà à l’Antiquité, soit environ 3 500 ans avant notre ère, les populations réservaient des espaces dans les cités à l’agriculture. Le fait de cultiver des végétaux et d’élever des animaux permettait aux citadins d’avoir facilement accès à de la nourriture à une époque où les moyens de transport étaient rares et peu efficaces. 

Il en fut de même au sein des villes fortifiées européennes du Moyen Âge, où potagers et vergers étaient soigneusement entretenus afin de nourrir les habitants et les seigneurs qui régnaient sur ceux-ci. 

Un effort de guerre

Plus récemment, les jardins urbains ont gagné en popularité en Amérique du Nord pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Pour pallier la pénurie alimentaire et contourner les hausses exponentielles des prix des aliments, les gouvernements américains et canadiens ont encouragé leurs citoyens à cultiver ce qu’ils appelaient des « jardins de la victoire ».  

Un retour à « la terre »

Au cours de la seconde partie du 20e siècle, la popularité des jardins urbains a vacillé grandement, suivant les modes et le coût de la vie. Depuis quelques années, toutefois, l’agriculture urbaine connaît un essor et plusieurs entreprises d’agriculture en ville ont vu le jour. 

À Montréal, des toits, des bâtiments et des serres abritent de grands jardins qui permettent non seulement de nourrir les individus, mais également de faire rouler l’économie locale, d’éliminer des îlots de chaleur, d’absorber les eaux de pluie, d’offrir un habitat aux pollinisateurs et de diminuer la production de gaz à effet de serre. 

En plus des fermes commerciales, les nombreux jardins communautaires et collectifs, l’agriculture privée qui se pratique dans les cours arrière et sur les balcons des citoyens, ainsi que les cultures réalisées par les municipalités dans les parcs et en bordure des trottoirs font partie de l’agriculture urbaine. Ainsi, l’alimentation saine est valorisée et la santé mentale des gens est améliorée par la présence de verdure qui recouvre l’habituel béton stérile. 

Avec l’engouement qu’elle provoque aujourd’hui, l’agriculture urbaine n’en est visiblement qu’à ses balbutiements!


Cet article est paru dans la page Jeunesse de La Terre de chez nous. L’objectif de cette page est d’expliquer et de vulgariser certains enjeux complexes reliés à l’agriculture à une clientèle jeunesse.