À 10 ans, Zoey Huppé s’initie à l’entrepreneuriat en offrant les délices sucrés de l’érablière familiale. Photos : Gracieuseté de Jessica Vaillancourt
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S'abonner maintenantPour la première fois, Zoey Huppé, 10 ans, a vendu des produits issus de la production de l’érablière familiale à la Grande journée des petits entrepreneurs. Ce sont des amies qui y participaient qui ont suscité son intérêt. Offrir des produits de l’érable était naturel pour la fillette de Saint-Elzéar, dans Chaudière-Appalaches, qui a grandi en partie à l’érablière familiale.
« On offre plusieurs produits à base d’érable : du beurre, du sirop, des cornets au beurre d’érable et des cornets avec de la tire. On les prépare avec une grosse machine qu’on nous a prêtée. Mon père et ma mère m’aident. Moi, je mesure les grammes », explique Zoey. Sa mère, Jessica Vaillancourt, précise que sa fille ne touche pas à ce qui est trop chaud, mais réussit à faire les cornets toute seule.
Il n’y a rien dans le processus que Zoey n’aime pas… à part peut-être rater sa recette, même si elle peut alors manger ses produits. « J’essaie de ne pas trop les manquer parce que sinon, c’est long, tout refaire », soutient-elle.
Son objectif en participant à la vente est de faire de l’argent, mais aussi de faire connaître la petite entreprise familiale. L’érablière est à son grand-père. Son père, Nicolas Huppé, est en voie de devenir propriétaire et l’érablière pourrait devenir plus commerciale.
J’en sais beaucoup sur l’érable. Ma famille m’a montré. J’aime bien répondre aux questions.
Sa première expérience de vente s’est bien déroulée. « Elle était bien préparée et a bien réussi à décrire ses produits. Elle a réalisé de belles ventes et reçu de bons commentaires », souligne sa mère, qui trouve que cette journée est une belle expérience pour les enfants intéressés par l’entrepreneuriat.
Une vie à la campagne
Du haut de ses 10 ans, Zoey Huppé affirme déjà vouloir reprendre l’érablière familiale. Elle serait la 6e génération à reprendre le flambeau. D’abord, parce que la petite, déjà bien mature pour son âge, souhaite que le lieu reste dans la famille. Mais surtout parce qu’elle préfère la vie à la campagne plutôt qu’en ville!
« À la campagne, tu apprends plus de choses qu’à la ville. J’aime être entourée d’arbres. Je préfère travailler dans une ferme que dans un bureau », affirme-t-elle avec aplomb.
Cet article est paru dans la page Jeunesse de La Terre de chez nous. L’objectif de cette page est d’expliquer et de vulgariser certains enjeux complexes reliés à l’agriculture à une clientèle jeunesse.