Ce coup de pouce financier permettra à Paysages écologiques de compléter une transition vers la culture de plantes indigènes. Photo : Gracieuseté d’Annie Martin
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S'abonner maintenantUn nouveau verger de semences pourra s’implanter à Godmanchester, en Montérégie, grâce à une aide financière du Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada). Le projet de l’entreprise Paysages écologiques est l’un des 13 sélectionnés au pays par l’organisme de conservation pour contrer une pénurie de plantes indigènes.

« Les plantes indigènes sont à la base d’un écosystème en santé. Notre faune et nos insectes ont coévolué avec ces plantes-là », résume Annie Martin, fondatrice et propriétaire de Paysages écologiques. Or, très peu de producteurs s’y consacrent, même si la demande explose. « Ça nécessite des milliers, sinon des millions de semences pour atteindre nos objectifs de restauration », affirme Kate Landry, gestionnaire sénior de l’action communautaire chez WWF-Canada. Au Québec, les besoins sont surtout pressants dans le sud, d’où le choix d’épauler Paysages écologiques.
Basée à Rigaud, l’entreprise se spécialisait déjà dans les aménagements paysagers écologiques depuis 2019. Ce coup de pouce financier lui permettra de compléter une transition vers la culture de plantes indigènes. Le montant exact de la subvention n’a pas été dévoilé, mais elle se chiffre à quelques dizaines de milliers de dollars sur deux ans.
Paysages écologiques commencera la plantation avant la fin du printemps sur un terrain de deux acres (0,80 hectare) à Godmanchester, au sud de Valleyfield.
C’est une terre en friche que je loue depuis plusieurs années, mais il n’y a pas d’infrastructures. Pas d’eau, pas d’électricité. »
Ce sera donc un défi dans une culture encore méconnue au Québec. Au moins, la biologiste de formation se lancera avec des plantes qu’elle connaît bien : des arbustes, comme le physocarpe à feuilles d’obier et la spirée blanche, ainsi que des vivaces, comme des échinacées, la monarde fistuleuse, la brunelle commune et des asters.
« Il manque de producteurs, il manque de connaissances. On est encore au début, début des productions au Québec », mentionne Mme Martin. WWF-Canada est conscient que ce manque de ressources est un frein au développement. « Avec un autre producteur québécois, nous travaillons sur un guide pour la culture et la production de plantes indigènes », assure Kate Landry. Ce guide devrait être publié cette année.
Au total, WWF-Canada investit plus de 700 000 $ dans 13 projets répartis dans cinq provinces, dont deux au Québec.