Le journaliste Bruno Guglielminetti fait depuis deux ans une tournée à travers le Québec pour aller à la rencontre de divers milieux et pour démystifier l’Intelligence artificielle. Photo : Vincent Cauchy
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S'abonner maintenantPour beaucoup, l’intelligence artificielle (IA) semble une technologie inaccessible et complexe. Pourtant, en 2025, il est possible de l’intégrer à notre quotidien sans être un expert en informatique.
Cette intégration était au cœur de la présentation de l’expert en technologie Bruno Guglielminetti lors du Salon de l’agriculture, en janvier. Au-delà des requêtes complexes et des analyses poussées, il a surtout encouragé les producteurs présents à explorer des fonctionnalités simples, notamment celles de ChatGPT.
« Ça pourrait être très utile si vous voulez écrire à votre banquier une demande sans faute et bien construite. Ou encore, si vous avez un texte que vous souhaitez traduire, qu’il soit en anglais, en portugais, en italien, en allemand, en japonais ou même en chinois, vous pouvez lui demander », a-t-il expliqué, en soulignant que la plupart des outils d’IA sont excellents en grammaire, et ce, dans toutes les langues.
Même dans leurs versions gratuites, ces outils d’IA sont performants, plaide-t-il, et peuvent contribuer à des étapes clés, notamment en idéation. De la conception d’un projet à sa planification, ils peuvent aider les producteurs à organiser leurs idées ou à établir un horaire optimisé. En outre, il est possible de fournir à ces outils des documents comme des images, des PDF ou même des photos de notes manuscrites pour les aider à faire leur travail.
L’agriculture intelligente
La quantité de données recueillies en agriculture est phénoménale, et l’IA permet de les exploiter pleinement, estime M. Guglielminetti.
« Vous pouvez prendre les données provenant de vos machines ou de vos capteurs et les analyser avec ChatGPT très simplement », assure l’expert, qui voit également un grand potentiel dans l’agriculture de précision.
Que ce soit pour les engrais ou l’alimentation animale, l’IA permet des dosages d’une précision incroyable, limitant ainsi les pertes au maximum.
La gestion et la récupération de l’eau, de même que l’analyse des données issues de drones, sont également des domaines où l’IA peut jouer un rôle crucial, souligne-t-il.
Et l’empreinte écologique ?
Les ordinateurs permettant un accès simple à l’IA ne sont, eux, pas si simples : ils nécessitent des quantités importantes d’énergie pour fonctionner. Une utilisation responsable de ces outils est donc essentielle.
« Pour donner un exemple de consommation, générer une image avec un outil d’IA consomme l’équivalent de la recharge complète de votre téléphone », illustre l’animateur du balado Mon Carnet, spécialisé en actualité numérique. « Utiliser un engin comme ChatGPT pour répondre à une requête nécessite environ dix fois plus d’énergie qu’une recherche sur Google. »
Quelques conseils
- Confidentialité : Il est recommandé de faire attention aux informations partagées avec ChatGPT. Dans sa version gratuite, l’agent conversationnel utilise les informations recueillies dans la requête pour ajouter à sa banque d’informations publiques, alors il faut éviter d’y insérer des données confidentielles.
- Précision : Les requêtes doivent être claires et détaillées pour éviter de devoir les ajuster en plusieurs étapes.
- Tests : Il faut tester divers outils pour explorer leurs possibilités et découvrir comment ils peuvent simplifier la vie des producteurs.
- Interaction : Il faut avoir une discussion avec l’IA comme on le ferait avec un humain, voire un ami.
- Relecture : Il est important de relire les informations fournies par ChatGPT avant de les utiliser ou de les partager.