La production d’orge demeure à un faible niveau à 107 610 tonnes, signe d’un désintérêt pour cette céréale dans les rations animales.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLe bon développement des cultures et le battage très rapide aux États-Unis et au Canada ont mené à de belles récoltes, engendrant même de nombreux records. Analysons les plus récentes données des organismes gouvernementaux en agriculture de ces deux pays.
Québec, Ontario et Canada
Selon Statistique Canada, la récolte québécoise de soya a atteint un record en raison des superficies ensemencées et des rendements inégalés jusqu’à maintenant : 1,39 million de tonnes (Mt) ont été récoltées. La production de maïs a été convenable à 3,61 Mt, car l’excellent rendement a permis de compenser la baisse des superficies ensemencées, les plus faibles en 27 ans! La production de blé a été bonne à 304 183 tonnes (t) grâce à de bonnes superficies ensemencées et à un bon rendement. La production d’avoine est la deuxième plus faible de l’histoire, après celle de l’an passé, à 144 611 t étant donné les plus faibles superficies ensemencées attribuables à une chute importante de la demande pour l’alimentation humaine. La production d’orge demeure à un faible niveau à 107 610 t, signe d’un désintérêt pour cette céréale dans les rations animales. La récolte du canola a été très bonne à 35 894 t.
En Ontario, la production de soya a été record en raison des superficies ensemencées les plus élevées et d’un rendement presque record à 4 kg près! La récolte de maïs a été excellente à 9,63 Mt grâce à un rendement exceptionnel, mais tout de même en baisse de 4 % comparativement au record de l’an passé. Au Canada, la production de blé est la troisième plus importante de l’histoire du pays à 34,96 Mt, tandis que les récoltes d’orge, d’avoine et de canola ont été seulement correctes, c’est-à-dire légèrement inférieures à la moyenne des cinq dernières années.
États-Unis
Aux États-Unis, la production de maïs a été sous le record de l’année dernière, soit en baisse de 3 % pour se situer à 14 867 millions de boisseaux (Mbu). La récolte de soya a été bonne à 4 366 Mbu et celle du blé a été convenable après plusieurs années de mauvaises récoltes dues à la sécheresse, ce qui représente une hausse de 5 % (soya) et de 9 % (blé) comparativement à l’an passé. Cette fluctuation de l’offre s’est faite ressentir dans les stocks de grains. Les stocks de l’année 2024-2025, comparativement à l’an passé, devraient s’accroître de 11 % pour le soya et de 15 % pour le blé, tandis qu’ils se sont affaiblis de 13 % pour le maïs, pour s’établir à respectivement 1 540 Mbu, 380 Mbu et 798 Mbu.
Amérique du Sud
Le début de la saison des semis en Amérique du Sud a été difficile, mais les conditions météo se sont améliorées depuis, et les récoltes sud-américaines s’annoncent abondantes, même records dans le cas du Brésil. Cependant, le département américain de l’Agriculture (USDA) n’a toujours pas modifié ses estimations des récoltes brésiliennes établies en mai 2024. Les récoltes brésiliennes sont estimées à 169 Mt de soya et 127 Mt de maïs, ce qui représenterait une hausse respective par rapport à 2023-2024 de 10 % et de 4 %. Les récoltes argentines sont situées à 52 Mt pour le soya et à 51 Mt pour le maïs, ce qui correspond à une augmentation de 8 % et de 2 %, respectivement, comparativement à l’année récolte précédente. Si les récoltes sud-américaines s’avèrent foisonnantes alors que celles en Amérique du Nord sont convenables, il faudra s’attendre à une seconde vague de baisse des prix, sans compter le fort risque d’événements géopolitiques ayant la possibilité de créer une distorsion des marchés au cours des prochains mois.
