Mathieu Beaucage, contremaître.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantMathieu, quel est le parcours qui t’a amené à être contremaître de production?
Au secondaire, j’étais dans des programmes sportifs. Je voulais devenir kinésiologue, mais j’ai frappé mon mur : je devais travailler au cégep. Ma remise en question m’a mené en gestion des affaires. Toutefois, mon stage comme assistant au suivi de portefeuilles m’a confirmé que je ne voulais pas travailler derrière un bureau.
Une conférence de David Côté, cofondateur des jus Loop, m’a interpellé. Selon lui, nous avons suffisamment de besoins; à la place d’en créer, il faudrait plutôt régler des problèmes.
Plus jeune, je n’avais pas d’intérêt pour les jardins, mais j’aimais les sciences et la biologie. J’ai fait un diplôme d’études professionnelles en production horticole à Mirabel, puis une technique en technologie de la production horticole et de l’environnement. Mes enseignants m’ont encouragé à continuer au baccalauréat en agronomie avec le profil végétal, car j’affectionne les serres et la production intérieure. Pendant l’université, l’un de mes emplois était contremaître chez Virgo Global, une entreprise de services agricoles spécialisée dans le développement et l’intégration de nouvelles technologies de culture.
En quoi consiste le métier de contremaître?
Un contremaître dans le milieu agricole fait de la gestion de personnel, planifie les opérations et suit des cultures. Il s’assure de l’état des cultures : fertilisation, irrigation, lumière et fonctionnement des tambours rotatifs dans lesquels les plantes poussent. Il aide sur le terrain. Un contremaître est comme un couteau suisse : il est multidisciplinaire.
À quoi ressemble une journée dans le quotidien d’un contremaître?
Ça varie tout le temps. La veille d’une opération, on vérifie qu’on a tout le matériel et on explique quelles sont nos attentes à l’équipe. On s’assure du bon déroulement de l’opération, tout en y prenant part, malgré quelques tâches de bureau. C’est un bel équilibre entre le terrain et le bureau.