Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenant
Le moteur de tracteur développé pour fonctionner indifféremment avec du diésel pur ou de l’huile végétale ou un mélange des deux, par John Deere, a mérité à la compagnie au chevreuil bondissant une médaille d’or au concours d’innovation du SIMA de Paris. Mais ce n’est pas demain que l’on verra ce moteur donner vie aux tracteurs verts. La médaille a été remise pour un moteur fonctionnel, certes, mais qui demeure un prototype.
« Il y a peut-être trois ans, New-Holland faisait tourner les têtes avec son annonce d’un tracteur fonctionnant à l’hydrogène. Cette machine ne figure certainement pas au catalogue. Cette année, nous annonçons à notre tour un prototype innovateur, » explique clairement Etienne Vicariot, responsable des salons pour la branche française de John Deere.

Ce moteur, nous assure M. Vicariot, fonctionne très bien. Toutefois, il n’a pas été soumis à tous les tests nécessaires à une éventuelle commercialisation. Pour l’instant, ce moteur polycarburant, reste donc en phase prototype.
« Mais nous aurons une bonne plateforme à développer le jour où il sera plus avantageux pour les producteurs de brûler leur grain que de le vendre. Il faut être en mesure de poursuivre l’agriculture advenant une crise pétrolière, » tranche avec conviction notre interlocuteur français.
Discrétion sur l’urée
Dans un autre ordre d’idée, mais toujours au chapitre de la motorisation, John Deere a annoncé au printemps dernier sa décision de s’orienter vers un additif d’urée pour rendre ses moteurs conformes aux normes Tier4, en vigueur en 2014. Jusqu’à ce moment, John Deere se fiait à son approche de re-circulation des gaz refroidis et d’un filtre à particules diesel pour purifier les gaz d’échappement.
Dans la documentation remise au SIMA, John Deere explique qu’il « développe et teste actuellement les technologies qu’il adoptera en réponse aux normes d’émissions Phase IV (prévues pour janvier 2014/2015). » Au kiosque de l’entreprise au SIMA toute l’équipe confirme toutefois qu’il est clair que John Deere devrait intégrer l’injection d’un mélange d’urée et d’eau (DEF) à sa propre technologie de brulage et de filtration des particules.
Ce qu’on entend à travers les branches c’est que certains moteurs pourraient bien ne fonctionner qu’avec l’une ou l’autre de ces approches. On peut donc s’attendre à d’autres annonces concernant la motorisation des tracteurs John Deere sous peu.

