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S'abonner maintenantLe chauffage des trois poulaillers de la ferme Clovis Gauthier et fils requiert beaucoup d’énergie. « On a des poussins qui arrivent au mois de février, mentionne Jean-Marc Gauthier. Il faut qu’il fasse 32 °C dans le poulailler. Des fois, il fait – 20° dehors. »
Il explique qu’il y a quelques années, la ferme était alimentée par le système de biénergie d’Hydro-Québec. Les poulaillers étaient chauffés parfois à l’électricité, parfois au propane ou à l’huile. « Dans ce temps-là, Hydro nous vendait l’électricité à 3,2 cents le kilowattheure, expose Stéphane Gauthier. À un moment donné, ils ont décidé d’augmenter le prix parce qu’ils vendaient plus cher aux États-Unis et ils nous ont dit : “D’ici un an, on ne vous fournit plus de biénergie.” »
La famille Gauthier a alors dû faire un choix; chauffer la ferme uniquement au propane n’était pas une option envisageable, en raison du coût important de ce gaz. « Ça faisait 10 ans que mon fils Dominique chauffait sa maison avec une fournaise au maïs qu’on avait fabriquée, affirme François Gauthier. Alors, on s’est dit : “On va chauffer la ferme de la même manière. ” »
Avec l’aide de son fils, il a alors conçu une fournaise pour chauffer les installations de l’entreprise. En raison de l’augmentation du prix du maïs, cependant, chauffer son grain est devenu rapidement trop dispendieux. Les Gauthier ont alors commencé à utiliser des granules de bois.
« C’est plus efficace parce que c’est 10 % plus sec, assure François Gauthier. Ce qui est bien, c’est qu’on peut chauffer n’importe quoi dans notre brûleur. Si on a des récoltes avec de la moisissure, on les met dans la fournaise. »

Le combustible (granules de bois, grains) emmagasiné dans un silo à l’extérieur de la salle de chauffage est acheminé vers la boîte de réserve de transition derrière la fournaise. De cette boîte, le grain est transporté par une vis sans fin jusqu’à la réserve de la fournaise. À la demande de l’ordinateur, selon le besoin, les granules sont poussés par une autre vis et tombent dans une porte tournante. « C’est un peu comme une porte d’hôpital. La porte comporte quatre espaces. En tournant, elle alimente la vis du bas en combustible, illustre François Gauthier. C’est pour éviter que le feu ne prenne dans le système. »
De cette troisième vis, le grain est transporté jusqu’à la chambre de combustion où il est brûlé. Cette vis tourne plus rapidement que la première afin d’éviter toute accumulation de grains.

Gestion électronique

Fournaise multigrains

