Actualités 16 novembre 2022

Les motoneiges utilitaires : partenaires de travail fiables, et plus!

Le monde de la motoneige a beaucoup évolué depuis 1959, année où Joseph A. Bombardier a mis au monde la motoneige moderne. La « motoneige à tout faire » des années 1960 et 1970 est bel et bien chose du passé, puisque des modèles de plus en plus spécialisés ont fait leur apparition. En fait, un des segments qui s’est particulièrement transformé est celui des motoneiges utilitaires.

La Skandic SE de Ski-Doo est offerte avec des semelles sous les skis (de série) et le choix d’une chenille de 24 po (61 cm) de large, deux caractéristiques uniques sur le marché. Avec sa suspension avant à poteaux télescopiques (conçue pour réduire la traînée) et sa transmission à deux vitesses avant, la Skandic SE est toute une bête!

Caractéristiques

À la base, la motoneige utilitaire est un outil de travail. Son mandat pratique et pragmatique implique souvent de naviguer dans la neige folle, de tirer une charge ou encore de circuler dans des aires restreintes. Voici un survol des caractéristiques généralement communes à ce type de motoneiges :

  • Les chenilles relativement longues, et parfois surdimensionnées sur la largeur, permettent de flotter sur la neige non damée;
  • Les skis sont généralement larges, toujours dans le but d’assurer une meilleure portée;
  • L’écart entre les skis est généralement étroit pour améliorer la manœuvrabilité ainsi que pour faciliter les déplacements dans des aires restreintes;
  • La calibration des embrayages permet des démarrages en douceur, qui aident à prévenir les enlisements;
  • Le système de refroidissement est adapté à la conduite à basse vitesse pour des périodes prolongées. Certains modèles, destinés à un usage plus intensif, sont même munis d’un radiateur et d’un ventilateur;
  • Certains modèles sont munis d’une boîte de vitesses, qui offre notamment le choix de deux vitesses avant, la vitesse surmultipliée (low) s’avérant particulièrement utile le temps venu de tirer une charge;
  • La marche arrière est soit électronique, soit mécanique, selon le type de moteur, le créneau et le prix de la motoneige; 
  • Certaines motoneiges sont dotées d’une charnière dans la portion arrière de la suspension arrière, le basculement de celle-ci facilitant et optimisant l’utilisation de la marche arrière dans la neige profonde;
  • De l’espace de rangement est prévu (porte-bagages, coffres ou systèmes d’attache sur le tunnel arrière pour faciliter l’utilisation d’accessoires). 

Les modèles Tundra de Ski-Doo sont offerts avec deux choix de moteurs. Parmi ceux-ci, on retrouve le Rotax 600 ACE, un bicylindre à quatre temps refroidi au liquide et alimenté par injection électronique, reconnu pour  sa douceur et sa fiabilité. Ski-Doo annonce une consommation de seulement 8 L/100 km, un taux inférieur à celui de nombreux autos et camions.

Types de moteurs

Deux types de moteurs sont utilisés dans les motoneiges utilitaires modernes : à deux temps et à quatre temps. Les moteurs deux-temps ont beaucoup évolué. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, ceux-ci sont à injection de carburant, la majorité étant à technologie avancée, soit à admission par injection semi-directe ou directe. Plus propres et fiables, ils consomment une fraction de l’essence et de l’huile des anciennes versions.

Le moteur quatre-temps se distingue par sa fiabilité, sa longévité et sa propreté (dont l’absence complète de fumée et d’odeurs). De façon générale, cette motorisation est également plus douce et silencieuse, bien qu’elle soit aussi plus lourde, complexe et généralement dispendieuse.

La Blast LT d’Arctic Cat (ainsi que sa consœur Transporter Lite, chez Yamaha) est propulsée par un monocylindre deux-temps de 397 cc refroidi au liquide et alimenté par injection semi-directe. À la fois simple et sophistiqué, celui-ci est léger et d’une douceur surprenante.
La Blast LT d’Arctic Cat (ainsi que sa consœur Transporter Lite, chez Yamaha) est propulsée par un monocylindre deux-temps de 397 cc refroidi au liquide et alimenté par injection semi-directe. À la fois simple et sophistiqué, celui-ci est léger et d’une douceur surprenante.

Les sous-segments 

Le segment des motoneiges utilitaires n’est pas homogène et divers sous-segments sont apparus au fil des années. Le premier créneau, que nous pourrions appeler « purs utilitaires », est constitué de modèles conçus pratiquement sans concessions pour les autres utilisations ou applications. Ceux-ci sont généralement plus compacts et légers, avec des moteurs à puissance modique et des caractéristiques choisies pour assurer un rendement optimal dans leur vocation utilitaire. 

Lynx, la filiale finlandaise de BRP, est active  sur le marché nord-américain depuis l’an dernier.  Nouveauté pour 2023, la Xterrain Brutal possède  un puissant moteur bicylindre deux-temps  à injection directe, une chenille imposante  et des suspensions sophistiquées et ajustables.
Lynx, la filiale finlandaise de BRP, est active sur le marché nord-américain depuis l’an dernier. Nouveauté pour 2023, la Xterrain Brutal possède un puissant moteur bicylindre deux-temps à injection directe, une chenille imposante et des suspensions sophistiquées et ajustables.

Les modèles touring-utilitaires, également adaptés pour les balades en sentier, sont plus polyvalents et permettent souvent de transporter un passager. On parle donc d’équipements de série tels un banc double, un pare-brise haut, des moteurs plus puissants et des suspensions plus sophistiquées et polyvalentes. Enfin, les motoneiges du créneau sport-utilitaire visent l’utilisateur qui veut aussi profiter de montées d’adrénaline dans la neige profonde. Celles-ci sont équipées de moteurs puissants, de chenilles agressives et de suspensions performantes et réglables. 

Les modèles Tundra de Ski-Doo sont offerts avec deux choix de moteurs. Parmi ceux-ci, on retrouve le Rotax 600 ACE, un bicylindre à quatre temps refroidi au liquide et alimenté par injection électronique, reconnu pour sa douceur et sa fiabilité. Ski-Doo annonce une consommation  de seulement 8 L/100 km, un taux inférieur à celui de nombreux autos et camions.
Les modèles Tundra de Ski-Doo sont offerts avec deux choix de moteurs. Parmi ceux-ci, on retrouve le Rotax 600 ACE, un bicylindre à quatre temps refroidi au liquide et alimenté par injection électronique, reconnu pour sa douceur et sa fiabilité. Ski-Doo annonce une consommation de seulement 8 L/100 km, un taux inférieur à celui de nombreux autos et camions.

Les fabricants

Les quatre grands fabricants (Arctic Cat, Polaris, Ski-Doo et Yamaha) sont tous actifs dans le marché des motoneiges utilitaires, bien que leur taux de participation varie énormément. L’accord d’approvisionnement mutuel qui existe entre Arctic Cat (fr.arcticcat.txtsv.com) et Yamaha (www.yamaha-motor.ca/fr) depuis l’introduction des modèles 2014 a pour résultat que les deux fabricants offrent chacun leur propre version de trois mêmes modèles utilitaires, un dans chacun des trois sous-segments. 

La Transporter 800, de Yamaha (Norseman X chez Arctic Cat), fait concurrence dans le segment sport-utilitaire, où son puissant bicylindre deux temps à injection semi-directe de 794 cc et  sa chenille imposante de 15 x 153 x 2,25 po (38 x 389 x 5,7 cm) livrent le niveau de performance  recherché par les adeptes de ce créneau.
La Transporter 800, de Yamaha (Norseman X chez Arctic Cat), fait concurrence dans le segment sport-utilitaire, où son puissant bicylindre deux temps à injection semi-directe de 794 cc et sa chenille imposante de 15 x 153 x 2,25 po (38 x 389 x 5,7 cm) livrent le niveau de performance recherché par les adeptes de ce créneau.

Polaris(snowmobiles.polaris.com/fr-ca), de son côté, offre une gamme diversifiée qui débute avec des modèles d’entrée de gamme (Indy Adventure et Voyageur) propulsés par un moteur bicylindre deux-temps de 550 cc refroidi par ventilateur de 550 cc et alimenté par carburateurs. À l’autre extrémité, on retrouve l’imposante Titan (segment touring-utilitaire), offerte cette année pour la première fois avec une motorisation à quatre temps.

Sans doute le leader du segment, Ski-Doo (www.ski-doo.com/ca/fr) offre la gamme la plus diversifiée, avec de nombreux modèles dans tous les sous-segments, ainsi qu’une panoplie de choix de moteurs. Ski-Doo couvre toutes les bases, des Tundra, de purs utilitaires légers, hyperfonctionnels et à prix modique, jusqu’aux Expedition, possiblement la famille de motoneiges la plus polyvalente sur le marché.

La motoneige électrique?  

Nul ne peut ignorer la migration de plus en plus rapide des véhicules routiers vers les moteurs électriques, mais qu’en est-il des motoneiges? Taiga Motors (www.taigamotors.com/fr-CA), une société québécoise, détient fièrement le titre de premier fabricant à commercialiser une motoneige électrique. Parmi sa gamme de modèles, on retrouve la Nomad, une motoneige utilitaire 100 % électrique.

Sa puissance de 90 ch, son autonomie de 100 km et sa capacité de remorquage de 510 kg font de la Nomad une motoneige parfaite pour bon nombre d’utilisateurs. Il est à noter que le plus grand fabricant de motoneiges au monde, BRP, a récemment annoncé sa volonté d’introduire une motoneige électrique au plus tard en 2026. Un dossier à suivre!

La Nomad, comme toutes les motoneiges Taiga, utilise un système d’entraînement direct doté d’une courroie  synchrone, pour une performance maximale et un entretien minimal. Fait intéressant, on nous dit qu’elle peut être conduite à une vitesse réduite pouvant même aller jusqu’à 1 km/h.
La Nomad, comme toutes les motoneiges Taiga, utilise un système d’entraînement direct doté d’une courroie synchrone, pour une performance maximale et un entretien minimal. Fait intéressant, on nous dit qu’elle peut être conduite à une vitesse réduite pouvant même aller jusqu’à 1 km/h.

Ce texte a été publié dans la revue Forêts de chez nous du 2 novembre 2022.