Ce contenu est réservé aux abonnés.
Se connecterSi ce n’est pas déjà fait, abonnez-vous pour moins de 1 $ par semaine.
S'abonner maintenantLa Motte, en Abitibi, a reçu la visite d’un journaliste du magazine Vivre à la campagne. Après la publication en mars dernier du texte primé, une œuvre de Margot Lemire qui expliquait pourquoi son village est l’endroit où il fait le mieux vivre au monde, voici le reportage réalisé au cours de notre visite, le second volet de notre prix.
Bienvenue à La Motte!
Mettre les pieds à La Motte, c’est entrer dans un univers unique, simple et attachant. Margot Lemire écrivait qu’au village, Flo et Lise tiennent le magasin général où l’on retrouve les tomates fraîches, les bettes à cardes bio de la Turlutte et du Point de Rosée. Les clous et les bonbons y sont encore vendus à la cenne. Tout est vrai, plus que réel et bien au-delà. Il manquait seulement les enfants qui offrent des pommes à Ti-Gars, le poney.

« Nous, c’est d’amour et d’eau dure », proteste le maire René Martineau, loin de vouloir cacher la réalité. L’eau de La Motte n’a rien de comparable avec sa voisine de Saint-Mathieu où est située la source d’approvisionnement de la compagnie d’eau embouteillée Eska.
En poste depuis une quinzaine d’années, René Martineau convient que ses 438 habitants veulent être les premiers dans tout. Il est particulièrement heureux de compter de nouvelles jeunes familles, disant qu’une maison se vend en moins de trois semaines à La Motte. Quelques fois par mois, il doit répondre par la négative à ceux qui cherchent des terrains à vendre, rappelant que 80 % du territoire est réservé à l’agriculture, y compris les rives de l’Harricana. Conscient du potentiel de sa municipalité, il se doit de favoriser la construction dans le périmètre urbain, étant donné qu’il n’y a pas d’aqueduc et qu’il est privé du droit d’ouvrir d’autres rues.
« J’ai seulement trois maisons sur un rang », note-t-il, pestant contre le fait qu’il dispose de la même enveloppe budgétaire qu’il y a 16 ans pour entretenir 70 km de chemins (58 km en hiver). Pis, il ne décèle aucune volonté gouvernementale de rouvrir la valve pour redonner un peu d’oxygène aux municipalités rurales. Dans cette veine, il déplore également la fermeture du comptoir de la caisse populaire Desjardins en 2003.









