Actualités 19 mai 2021

Investissement de 150 M$ chez Olymel

Le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de 150 M$ dans l’entreprise Olymel,une division de Sollio Groupe Coopératif, pour soutenir le développement de projets estimés à 315 M$ au total.

Le ministère de l’Économie, par l’entremise du Fonds pour la croissance des entreprises québécoises, investira 74 M$ alors qu’Investissement Québecajoutera les 76 M$ restant. L’objectif est entre autres de « consolider le siège social de l’entreprisequébécoise et assurer le maintien des 10 000 emplois qu’elle offre dans la province », a déclaré le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, lors d’une conférence de presse le 18 mai. Il a ajouté que l’aidepermettrait également d’accroître les exportations de porcs, qui sont en croissance tant au Canada qu’à l’international. « C’est notre intention de faire de ce joueur stratégique un élément clé dans la relance économique du Québec », a souligné le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne.

Technologie de pointe et nouveau quart de travail

Le président-directeur d’Olymel, Réjean Nadeau, abrièvement exposé les projets de développement de l’entreprise, qui vont de l’ajout d’un quart de travail à l’usine d’abattage et de découpe d’Ange-Gardien, en Montérégie, jusqu’à la mise à niveau des systèmes de gestion informatiques. Un projet de réaménagement de deux abattoirs de poulets déjà existants pour effectuer du préemballage sur placeest également prévu.

« Cet investissement va nous aider à consolider nos assises. Elle s’inscrit dans un mouvement offensif, et non défensif par rapport à la concurrence », a-t-ilspécifié en réponse à la question d’un journaliste sur la possibilité que la compagnie puisse être rachetéepar un concurrent international et que le siège social quitte le Québec.

M. Nadeau a par ailleurs souligné le problème de pénurie de maind’œuvre, qui affecte « cruellement » tout le secteur manufacturier et qui est, selon lui, le plus grand défi que devra affronter la compagnie pour les prochaines années. « Il faudra le résoudre si l’on veut que la croissance soit au rendez-vous », a-t-il déclaré.