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S'abonner maintenantBonne nouvelle pour les producteurs d’ail québécois et les consommateurs. Les prix pour l’ail récolté au Québec en 2012 sont à la hauteur des attentes, de sorte qu’on en retrouve cet automne dans les étals des supermarchés.
De nouveaux producteurs des Cantons de l’Est ont d’ailleurs uni leurs forces afin de percer ce marché. Ils approvisionnent la bannière Sobeys sous la marque du Petit Mas de Christiane Massé, une productrice depuis 22 ans.

« On peut produire de l’ail au Québec, ajoute Christiane Massé, mais le prix doit y être pour permettre à des familles d’en vivre. On ne peut faire ça au prix de la Chine. »
Celle qui commerciale aussi la fleur d’ail explique que l’engouement des consommateurs pour les produits locaux, avant le biologique, favorise les producteurs cette année. L’ail, dit-elle aussi, profite d’une bonne presse pour tous ses bienfaits sur la santé, rappelant que la Chine a vécu une pénurie d’ail durant l’épidémie de H1N1.
« La difficulté, enchaîne Christiane Massé, c’est de convaincre les producteurs que ça va être payant. Pour ça, ils doivent l’expérimenter. Il y a plein de détails à gérer et c’est extrêmement coûteux, notamment pour l’achat des semences. Ça demande aussi beaucoup de main-d’œuvre. »
Diane et Victor Blais, des producteur de bœuf et de sirop d’érable biologiques, ainsi que de porc traditionnel à Compton, font partie de ces nouveaux producteurs. Sans aller jusqu’à dire que les revenus de l’ail vont leur permettre de nourrir leurs porcs, ils sont très heureux de pouvoir compter sur cette nouvelle source de revenus, « un à-côté intéressant ». Ils profitent d’une excellente main-d’œuvre au sein de leur famille immédiate.
« C’est beaucoup de manutention. Heureusement, les salaires vont demeurer dans la famille », se félicite Diane.
« On aime ça et il va nous rester quelque chose », enchaîne Victor, avouant qu’il a eu très chaud durant la récolte. Une fois le récolteur mécanique passé, l’ail doit être sorti de terre à la main. Après avoir consacré deux acres à cette production l’an dernier, les Blais en ont ensemencé 3½ acres cette année. L’an prochain, ils visent quatre acres, en production biologique.
« Les perspectives sont bonnes, estime Victor Blais. Si j’en sème un demi-acre de plus l’an prochain, c’est pour me libérer de l’obligation (financière) d’en produire. »
Daniel Fauteux et Maryse Breault de Stanstead, en étaient pour leur part à leur première expérience cette année. Ils ont eu davantage de pluie de sorte que leur récolte est au-dessus de la moyenne. L’an prochain, ils pensent doubler leur production de deux acres en passant du biologique au conventionnel, « parce que les coûts de la certification sont trop élevés ».

Pour le consommateur, l’automne est aussi le temps de faire bonne provision d’ail du Québec, qui se conserve facilement durant l’année, à condition bien sûr de ne pas le réfrigérer! Suffit de garder sa provision d’ail à l’air ambiant de la maison pour éviter la germination.
