Entre 2015 et 2019, les réclamations des agriculteurs à l’assurance récolte sont passées de 13,9 M$ à 139 M$. Photo : Archives/TCN
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S'abonner maintenantChangements climatiques ou simple coïncidence? Les réclamations d’assurance récolte connaissent une hausse majeure depuis cinq ans. Par conséquent, le bas de laine appelé le Fonds d’assurance récolte pique du nez depuis 2017, rapporte La Financière agricole du Québec dans son dernier rapport annuel.

Sans être dans un état critique, la réserve baisse. Rappelons à cet effet que le fonds provient des contributions des producteurs, de celles du gouvernement du Canada et de la Financière agricole ainsi que des revenus de placement. L’ensemble de ces contributions doit permettre, à long terme, de payer les indemnités.
Plus de réclamations
En 2015, les réclamations des agriculteurs à l’assurance récolte totalisaient 13,9 M$. Depuis, ce montant ne cesse d’augmenter, atteignant en 2019 les 139 M$. Parmi les 11 590 entreprises inscrites à l’assurance récolte en 2019, les producteurs de grains ont obtenu 75 M$ en raison de pertes causées par le printemps tardif et l’hiver hâtif. Les producteurs de plantes fourragères ont reçu 46 M$ en raison de dommages générés par le gel hivernal et les retards de croissance, tandis que les maraîchers complètent la marche avec près de 8 M$ en indemnités.
Notons que depuis 2015, les valeurs assurées ont augmenté de 45 %.