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S'abonner maintenantPrendre la route et s’évader dans le temps, à la recherche des saveurs de notre terroir. Le Québec rural regorge de sites pittoresques, faciles à découvrir au gré d’une balade en voiture, en moto ou à vélo. Nous vous proposons aujourd’hui trois circuits originaux, nos véritables coups de cœur, dont un survol de deux qui se trouvent à moins d’une demi-heure de Montréal.
Commençons notre périple en empruntant la Voie des pionniers dans la MRC de Coaticook, à quelques enjambées de Sherbrooke, dans les Cantons-de-l’Est. Une quinzaine de personnages géants, taillés dans une plaque d’acier, se dressent fièrement dans chaque municipalité de la MRC. Par la magie d’un système audio, avec les voix de comédiens chevronnés comme Normand Chouinard et Anne Dansereau, ces personnages marquants de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle nous racontent leur petite et grande histoire. Suffit d’appuyer sur le bouton, Manon!
Chemin Cochrane à Compton, c’est Matthew Henry Cochrane (1823-1903) qui vous accueille. Propriétaire d’une prospère fabrique de chaussures à Montréal, il a pourtant fait sa marque en agriculture. Imaginez, en 1877, il a été le premier éleveur canadien à revendre des vaches Shorthorn en Angleterre. Il a même obtenu la somme faramineuse de 20 000 $ pour une bête de 1 an, le prix le plus élevé jamais payé pour une vache en Grande-Bretagne! Par l’ouverture de sa sculpture, on peut d’ailleurs apprécier l’étendue de son domaine Hillhurst des deux côtés de la rivière Coaticook, une terre de plus de 1000 acres, « celle-là même où j’avais pell’té du fumier quand j’étais p’tit gars ». C’est comme si on y était.
L’illusion est parfaite. Les plaques d’acier Corten, dans lequel sont taillés les personnages, prennent soudainement vie. Avec les années, cette sorte d’acier se patine et prend un reflet luisant. Il n’est surtout pas question de les peindre, indique Michèle Lavoie, présidente de la Table de concertation culturelle de la MRC de Coaticook. En 1997, l’organisme s’est vu confier la responsabilité de développer sur l’ensemble du territoire un circuit culturel, qui vient s’ajouter à six autres circuits photo-découverte (http://www.circuitsdedecouvertecoaticook.org). Ces circuits sont d’ailleurs à l’origine d’une grande fête populaire d’automne, les Comptonales (www.comptonales.com).
« Notre histoire n’est pas écrite, mais racontée. Elle permet de s’identifier et d’être fier de son milieu », explique Michèle Lavoie, contente d’annoncer le lancement d’un nouvel outil, un carnet de voyage pour les enfants de 5 à 12 ans. Jeux, charades et dessins permettent aux jeunes de remonter l’histoire tout en s’amusant. Dans une main, ils sont aussi invités à souffler un vœu par l’ouverture de la sculpture. Trop mignon!
Les sculptures sont l’œuvre de la firme Pittoresco de Lennoxville et de ses deux propriétaires passionnés, Josée Moisan et Stéphan Flibotte. Les personnages ont été découpés au laser par une firme de Plessisville, tandis que la Ferblanterie Roy de Coaticook s’est chargée de la fabrication et de l’installation des boîtiers qui abritent le système audio.
À Martinville par exemple, c’est Oscar Lessard qui nous reçoit dans le Parc du Vieux-Moulin, l’endroit idéal pour s’offrir un joyeux pique-nique sur le bord de la rivière aux Saumons. Les vestiges du mécanisme pour produire l’énergie nécessaire aux moulins à scie et à grains d’Oscar Lessard sont encore bien visibles au barrage. En amont, le réservoir d’eau de la municipalité sert également de refuge pour la faune ailée, dont des bernaches, balbuzards, grandes aigrettes, bruants et martins-pêcheurs. Le rendez-vous des ornithologues! On peut même s’y offrir une balade en canot pendant que les enfants s’amuseront à lancer des galets à fleur d’eau.
Tout sauf endormante, l’histoire de George Gale a de quoi fouetter l’imagination. En 1889, cet inventeur a remporté un 1er prix à l’Exposition universelle de Paris. Il a fait du petit village de Waterville la capitale mondiale du lit à ressorts au début du siècle dernier. Établie en 1890, son usine de matelas et de sommiers métalliques produisait jusqu’à 1000 lits par semaine. Réputés dans tout l’Empire britannique, ils ont équipé bon nombre d’hôpitaux de Grande-Bretagne. Même la royauté comptait sur eux pour trouver le sommeil! 
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