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La déchaumeuse à disques est de plus en plus utilisée pour faire un travail de printemps. Photo : Audrey Desrochers

La déchaumeuse à disques est de plus en plus utilisée pour faire un travail de printemps. Photo : Audrey Desrochers

Travail du sol : choisir le bon outil

Beaucoup d’options s’offrent aux producteurs quand vient le temps de choisir leur outil de travail de sol. Compte rendu des différents équipements pour préparer la prochaine saison.

Déchaumeuses

Selon l’agronome Vincent Lamarre, les déchaumeuses à disques sont de plus en plus populaires. « Ces machines-là font un travail d’émiettement de sol en surface et, contrairement aux déchaumeuses à dents, elles n’entraînent pas vraiment de bourrage quand elles travaillent dans des résidus de culture », souligne-t-il.

Pour le propriétaire du fabricant de machinerie agricole La Sole, Marco Brouillard, les déchaumeuses à disques sont « difficiles à battre » côté vitesse et profondeur de travail, ce qui les rend particulièrement intéressantes pour un passage au champ au printemps.

Niveleuse

Selon Marco Brouillard, la niveleuse La Sole peut être utilisée pour faire une préparation de lit de semence. « Au printemps, on ne veut pas commencer à bouger de grandes quantités de terre. Notre machine peut être utilisée pour un travail en surface », assure-t-il.

Après un passage de herse ou de déchaumeuse, et lorsque le sol est bien sec, la niveleuse peut être utilisée pour cacher les petits trous et les roches, défaire les bosses, etc.

Ce printemps, peu importe l’outil choisi, le meilleur allié du producteur sera la patience. « Il n’y a pas d’outil miracle. Il faut s’attendre à travailler dans des sols difficiles le printemps prochain », conclut Carl Bérubé.

Selon Marco Brouillard, la niveleuse La Sole permet de préparer un lit de semence très uniforme. Photo : Gracieuseté de La Sole

Selon Marco Brouillard, la niveleuse La Sole permet de préparer un lit de semence très uniforme. Photo : Gracieuseté de La Sole

Herses

Certains producteurs vont préférer la herse pour faire un travail de sol léger. « En grandes cultures, c’est quand même assez rare qu’on utilise la herse, parce que c’est un outil qui est plutôt lent et qui coûte cher, mentionne Marco Brouillard. Ça fait cependant une finition impeccable. »

Les herses rotatives doivent être utilisées avec prudence pour le travail de printemps, notamment à cause des dommages potentiels que peut entraîner l’utilisation de ces machines sur un sol humide.

La herse rotative peut être utilisée pour faire la préparation du lit de semence seulement si le sol est bien sec. Photo : Archives/TCN

La herse rotative peut être utilisée pour faire la préparation du lit de semence seulement si le sol est bien sec. Photo : Archives/TCN

Vibroculteurs

Un peu moins populaire, cet outil peut être efficace dans un sol argileux, à condition de travailler en surface. Le vibroculteur est léger et demande moins de puissance du tracteur, mais il ne facilite pas le travail dans une terre ayant beaucoup de résidus. Il est utilisé pour casser les mottes de terre à la suite de la réalisation d’un labour dans le but de créer un lit de semence.

Le vibroculteur est moins efficace dans un sol humide.

Le vibroculteur est moins efficace dans un sol humide.

Tasse-résidus

Cet outil peut être utilisé avant de faire un semis direct. Il n’effectue pas un travail de sol à proprement parler : il dégage le rang et déblaye les mottes pour faciliter la pénétration de l’ouvre-sillon.

« Certains producteurs ont un tasse-­résidus installé sur un porte-outil plutôt que sur le semoir, ce qui leur permet de passer l’équipement un ou deux jours avant le semis. Ça fait en sorte que le sol a un meilleur assèchement », indique l’agronome et conseiller au Club-conseil Agri-Action de la Montérégie, Carl ­Bérubé.

Faire équipe avec son conseiller

Le printemps prochain ne sera pas comme les autres qui l’ont précédé. Chaque producteur se retrouvera dans une situation particulière et devra prendre les bonnes décisions pour éviter les pertes de rendement et limiter les dommages dans ses champs.

« Comme c’est du cas par cas, il ne faut pas hésiter à se tourner vers son club-conseil ou un service privé d’agronomie », souligne l’agronome Vincent Lamarre. Avec son conseiller, le producteur pourra analyser la situation et prendre les bonnes décisions. « Il n’y a rien comme la présence sur le terrain! »