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Julien Poirier nous montre le compteur AGL installé sur sa presse. Le compteur permet, notamment, de comptabiliser et de géolocaliser les balles de foin en plus de mesurer et d’enregistrer en temps réel le volume appliqué de l’inhibiteur de moisissures Solution Foin. Avec son téléphone, Julien Poirier peut voir quels sont les champs qui ont mieux ou moins bien produit et prendre de meilleures décisions pour accroître sa productivité.

Julien Poirier nous montre le compteur AGL installé sur sa presse. Le compteur permet, notamment, de comptabiliser et de géolocaliser les balles de foin en plus de mesurer et d’enregistrer en temps réel le volume appliqué de l’inhibiteur de moisissures Solution Foin. Avec son téléphone, Julien Poirier peut voir quels sont les champs qui ont mieux ou moins bien produit et prendre de meilleures décisions pour accroître sa productivité.

L’agriculture de précision, aussi une affaire de foin

Propriétaire de la Ferme Jobriel, Julien Poirier est producteur de foin sec de commerce à Montmagny. Il a intégré deux équipements d’agriculture de précision à sa production, un séchoir et un compteur de la compagnie Novations AGL, qui lui permettent d’obtenir des données pour améliorer son rendement.

La ferme est spécialisée dans les petites balles destinées essentiellement au marché équestre. En 2021, sur une superficie de 59,5 hectares, elle a produit quelque 23 000 balles en deux coupes. L’objectif de M. Poirier est d’accroître son rendement grâce à l’implantation de nouvelles technologies. C’est pourquoi il a intégré les deux équipements à sa production. Pour le reste, il utilise de la machinerie standard.

Novations AGL

Fondée en 2015, l’entreprise Novations AGL de Saint-Charles-sur-Richelieu conçoit et fabrique des équipements technologiques pour la production de foin sec. Elle est la propriété de Germain et Antoine Lefebvre.

Depuis trois ans, Novations AGL a commerciaalisé trois produits. En plus du séchoir et du compteur utilisés par M. Poirier, elle a mis au point une sonde qui permet de surveiller en temps réel la température des balles de foin et d’éviter qu’elles soient gâchées par un échauffement. « Le producteur est avisé dès qu’il y a un début d’échauffement et peut intervenir tout de suite et sauver son foin », insiste Germain Lefebvre. La sonde, ajoute Antoine, utilise peu d’énergie et offre une longue portée.

Comptabiliser et géolocaliser

Le compteur permet, notamment, de comptabiliser et de géolocaliser les balles de foin en plus de mesurer et d’enregistrer en temps réel le volume appliqué de l’inhibiteur de moisissures Solution Foin. Selon Germain Lefebvre, le capteur installé sur la presse à foin fait en sorte que chaque balle est consignée pour produire un portrait précis de la productivité du champ. Le Compteur AGL enregistre également la position GPS des balles de foin, visibles par carte via l’application AGL 360. Le producteur peut recevoir les données directement sur son téléphone intelligent.

« Je peux voir quels sont les champs qui ont mieux ou moins bien produit et prendre de meilleures décisions pour accroître la productivité », souligne M. Poirier. Le compteur lui permet d’identifier ces zones problématiques. « C’est beaucoup plus précis que les notes prises dans un calepin comme avant », dit-il.

Plus qu’un séchoir

Julien Poirier a aussi acquis le séchoir de la compagnie Novations AGL. Ce qui le distingue d’autres séchoirs est sa capacité à accumuler des données. L’application mobile permet de visualiser la progression du séchage en un coup d’œil. Les senseurs installés à l’intérieur de la cellule de séchage captent des données qui s’affichent dans l’application grâce aux technologies Bluetooth et Internet mobile. On peut notamment mesurer la température et l’humidité relative avant et après que l’air soit passé dans le foin, mentionne Germain Lefebvre.

De plus, le séchoir comporte plusieurs caractéristiques techniques, dont les cellules de séchages étanches avec débit d’air uniforme, souligne Antoine Lefebvre. Considérant les aléas du climat qui peuvent affecter les récoltes, Julien Poirier croit qu’il peut plus facilement « se revirer sur un dix cents » quand il ne fait pas beau. 


Ce texte a été publié dans l’édition de mai 2022 du magazine L’UtiliTerre.