fbpx
Le test de la bande riveraine est toujours très évocateur. De gauche à droite, des échantillons de sol sous couvert de sarrasin, de sol sous couvert multi-espèces, de bande riveraine et de sol forestier, prélevés dans un rayon de 50 mètres. Photo : Gracieuseté de SCV Agrologie

Le test de la bande riveraine est toujours très évocateur. De gauche à droite, des échantillons de sol sous couvert de sarrasin, de sol sous couvert multi-espèces, de bande riveraine et de sol forestier, prélevés dans un rayon de 50 mètres. Photo : Gracieuseté de SCV Agrologie

Des trucs et des outils pour réaliser son profil de sol

Le profil de sol comporte plusieurs avantages. La lecture des informations est rapide (pas besoin d’envoyer un échantillon au laboratoire) et l’opération est peu coûteuse. Qui plus est, elle ne requiert pas d’équipement spécialisé. En revanche, pour parvenir à bien interpréter ce qu’on a sous les yeux, il faut un certain niveau de pratique. Voici quelques outils qui pourraient vous servir.

Les outils de base

Une pelle ronde et un galon à mesurer et un couteau constituent l’essentiel du matériel pour réaliser un profil de sol. La prise de notes et de photos s’avère également très utile pour documenter les observations faites sur le terrain et visualiser l’évolution du sol au gré des saisons après une intervention.   

Une image vaut mille mots

Si un champ se trouve à proximité d’une bande riveraine ou d’une forêt, l’agronome Louis Pérusse recommande de faire le test de la bande riveraine. Celui-ci consiste à prélever trois mottes : une dans la zone non cultivée, une dans une zone qui va bien et une dernière dans une zone ­problématique, pour ensuite les mettre côte à côte. « Visuellement, c’est un test qui parle beaucoup. Cela indique ce que ton champ était avant d’être cultivé et son état actuel.

La motte prélevée de la zone non cultivée montre en même temps tout le potentiel que ton sol pourrait avoir. L’objectif des interventions sera de recréer un équilibre physique et biologique », plaide-t-il.

Un tutoriel sur le profil de sol réalisé par l’IRDA est disponible sur YouTube.

Un tutoriel sur le profil de sol réalisé par l’IRDA est disponible sur YouTube.

Un guide pratique

Diagnostiquer un problème de croissance de culture ou encore évaluer avec justesse des caractéristiques comme la structure, l’aération ou l’activité biologique du sol demande une certaine expertise, d’où l’intérêt de l’ouvrage Les ­profils de sol agronomiques d’Anne Weill. Comportant plus de 200 photos, le guide pratique accompagne les producteurs et les conseillers dans la réalisation de cette technique. ­Il est offert sur commande en format papier ou ­numérique sur le site du CRAAQ.

https://bit.ly/3u5Svvo

Des rapports pédologiques

L’IRDA possède toute une banque de documents pédologiques qui caractérisent les sols du Québec. L’information est disponible sous forme de feuillets, qui présentent en un coup d’œil la répartition géographique des différents types de sols (Saint-Jude, Sainte-Rosalie, Sorel, Orléans, etc.) dont les principales caractéristiques sont détaillées dans des rapports. « Les informations des rapports pédologiques aident à mieux interpréter nos observations sur le terrain en fonction de la nature du sol, précise ­Catherine Bossé. On va chercher à optimiser ses forces et à dissimuler ses faiblesses. »

https://bit.ly/3waUgKD

Un tutoriel

Du genre visuel? L’IRDA a préparé une capsule vidéo montrant les différentes étapes d’un profil de sol, à partir d’un cas réel chez un producteur. On y décrit en détail les différents indices menant à un diagnostic rapide de l’état de santé du sol. D’autres capsules sont en préparation.

https://youtu.be/h8fh47sHzd4 


Un nouvel outil en préparation

Afin d’aider les conseillers et les producteurs à diagnostiquer l’état des sols, Eduardo Chavez Benalcazar, un étudiant boursier de l’Université Laval (Jacinthe Dessureault-Rompré, agr., Ph. D., professeure adjointe en conservation et santé des sols), travaille à développer avec l’IRDA (Marc-Olivier Gasser, agr., Ph. D., chercheur en conservation des sols et de l’eau, et Catherine Bossé, agr., chargée de projets en pédologie) un premier indicateur de qualité structurale des sols adapté au Québec. À l’aide de descripteurs pédomorphologiques, l’utilisateur pourra évaluer l’état de dégradation d’un sol sur une échelle de 1 à 10.

Une première version devrait être disponible cet automne. Une application mobile pourrait suivre.