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La jardinière imaginée par les deux ingénieurs allie technologie et sécurité alimentaire. Photos : Gracieuseté HerbiaEra

La jardinière imaginée par les deux ingénieurs allie technologie et sécurité alimentaire. Photos : Gracieuseté HerbiaEra

Cultiver l’écoresponsabilité… dans une jardinière intelligente!

Bien avant le début de la pandémie, Alexandre Boucher-Doddridge et Anthony Bisson planchaient déjà sur un concept de jardinière intelligente. À la fin de leurs études, en mai 2018, ils lancent HerbiaEra « pour pouvoir mettre la technologie au service d’une alimentation saine et de proximité ».

Tous deux diplômés en génie des systèmes électromécaniques et forts d’une passion commune pour l’agriculture et les produits frais, les partenaires d’affaires constataient qu’au fil des ans, les méthodes d’approvisionnement n’avaient pas suivi les avancées technologiques. Dans le contexte actuel, en misant sur une certaine autosuffisance alimentaire, d’aucuns diraient qu’ils ont été visionnaires.

En créant HerbiaEra, Alexandre Boucher-Doddridge et Anthony Bisson souhaitaient simplifier et optimiser la culture de mini-légumes et d’herbes aromatiques à domicile.

En créant HerbiaEra, Alexandre Boucher-Doddridge et Anthony Bisson souhaitaient simplifier et optimiser la culture de mini-légumes et d’herbes aromatiques à domicile.

« La microproduction chez soi permet d’être moins dépendant, atteste d’emblée Alexandre. La jardinière que nous avons développée vise également à diminuer le gaspillage. Les aliments qu’on achète en épicerie parcourent un long chemin entre la production et l’assiette, ce qui raccourcit la durée pendant laquelle on peut les conserver à la maison. Et c’est sans compter l’emballage en plastique. » 

La jardinière intelligente d’HerbiaEra contient un substrat dans lequel se trouvent des semences biologiques et sans OGM de tomates et de basilic. En exploitant le phénomène de la capillarité, le substrat rend possible une autorégulation de l’eau, des nutriments et de l’oxygène. Lorsque le réservoir est vide, le système le signale. Une fois sa période de production terminée, le plant peut être composté. 

Pas d’équivalent

S’il existe, à l’extérieur du Canada, des produits qui utilisent le phénomène de la capillarité, aucun d’entre eux n’est composé de céramique, de plastique recyclé et de bois. « Notre jardinière est la seule à permettre d’emmagasiner une grande quantité d’eau et à fonctionner sans avoir besoin d’être branchée dans une prise murale. Elle se démarque aussi par sa simplicité d’emploi », note l’entrepreneur.     

Située à Saint-Antoine-de-Tilly, en Chaudière-Appalaches, HerbiaEra conçoit et fabrique ses jardinières intelligentes dans la région. « Tous nos sous-traitants sont de Lotbinière et de la Beauce, tient à préciser le jeune pdg. Pour nous, il était crucial que nos produits laissent le moins de traces écologiques possible. Le HerbiaEra CS1 sera notre premier système et le début d’une longue lignée. »

D’autres projets à venir

En prévente pendant tout le mois de juin, cette première jardinière sera livrée aux clients en février prochain. Par la suite, les consommateurs pourront se la procurer, tout comme les substrats, par l’entremise du site Web de l’entreprise. Dans les années à venir, le duo d’ingénieurs prévoit mettre au point un produit qui intégrera l’Internet des objets, de même que des éclairages artificiels réactifs.     

« Si les tomates cerises et le basilic constituent les seules variétés de semences disponibles au départ, notre offre est appelée à croître rapidement. Ajoutons que nous aimerions percer dans les écoles et proposer aux jeunes des stations de culture intelligentes pour les initier à l’horticulture. Il y aurait aussi des possibilités du côté de l’hôtellerie et de la restauration », termine Alexandre Boucher-Doddridge.