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Crédit photo: Archives TCN

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Les agronomes veulent être impliqués dans le cannabis

La légalisation de la marijuana l’an prochain ne fait pas saliver que les serriculteurs. Les agronomes peuvent et doivent être impliqués dans la culture du cannabis au Québec.

C’est la position adoptée par l’Ordre des agronomes du Québec qui tenait son 80e congrès annuel récemment à Sherbrooke.

« C’est une plante et ça tombe dans notre champ de compétence », a fait valoir à La Terre le président de l’Ordre, Michel Duval. Celui-ci a ajouté que ses membres avaient clairement indiqué vouloir être partie prenante du développement de cette culture sous supervision de l’État.

Par ailleurs, un collège ontarien va offrir un premier programme d’études en production de marijuana commerciale au pays. Radio-Canada rapportait que le Collège Niagara va accueillir un groupe de 25 étudiants dès cet automne.

En plus de montrer patte blanche et d’être déjà diplômés en horticulture ou en agriculture, les candidats devront acquitter des droits de scolarité de 10 000 $.

« Il est clair que cette industrie en plein essor a un besoin criant de travailleurs qualifiés », a confié le doyen associé du Collège Niagara, Alan Unwind.

D’ici l’arrivée des premières livraisons de marijuana en juillet prochain, la population canadienne semble attendre la vente libre de cannabis avec intérêt. Selon une étude de l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse, près de la moitié des Canadiens (46 %) mentionnent être prêts à consommer des aliments à base de cannabis. En contrepartie, plus de 58 % se disent inquiets quant aux risques d’un accès à la marijuana par les enfants et les jeunes adultes.