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Jean-Michel Popik est tondeur de moutons, un métier qui lui permet de relever des défis. Crédit photo : Martine Giguère

Jean-Michel Popik est tondeur de moutons, un métier qui lui permet de relever des défis. Crédit photo : Martine Giguère

Tondeur de moutons

Au Québec, ils sont une dizaine à pratiquer, comme Jean-Michel Popik, le métier de tondeur de moutons. Un métier où « il n’

y a jamais de pénuries ni trop de tondeurs ».

Le jeune Jean-Michel Popik a suivi les traces de sa mère, Nicole Blanchard – qui a participé aux Portes ouvertes de l’Union des producteurs agricoles et cumule plus de 28 ans d’expérience –, en devenant lui aussi tondeur de moutons. Un diplôme d’études professionnelles en agriculture en main, Jean-Michel a suivi la formation d’une journée donnée par Mme Blanchard. Depuis un an et demi, il gagne sa vie comme tondeur de moutons. « La formation dure une journée. Ensuite, il faut de la pratique pour devenir bon », mentionne Jean-Michel.

La technique de tonte qu’il utilise vient de Nouvelle-Zélande. Elle permet de conserver la laine du mouton en un seul morceau et facilite l’enlèvement des saletés. « À mes débuts, je tondais cinq moutons à l’heure; aujourd’hui, j’en tonds entre 20 et 25 à l’heure », illustre-t-il. Une bonne journée de tonte compte en moyenne 160 moutons, dépendamment de l’aménagement de la ferme. Dans la dernière année, Jean-Michel a tondu près de 13 000 bêtes.

La tonte exige de l’agilité et la capacité d’entrer en mouvement avec l’animal pour bien le maintenir en place.

La tonte exige de l’agilité et la capacité d’entrer en mouvement avec l’animal pour bien le maintenir en place.

Évidemment, ce métier demande un minimum de déplacement. Le jeune tondeur voyage principalement dans les régions de Lanaudière, des Laurentides, de la
Montérégie et de l’Outaouais. La tonte exige une bonne forme physique. Chaque brebis pèse entre 180 et 200 lb et l’instinct de survie de l’animal le porte à vouloir s’enfuir. Le tondeur doit être agile afin de bouger en harmonie avec l’animal pour le stabiliser.

Les brebis sont tondues alors qu’elles sont gestantes, car après l’agnelage, l’animal concentre ses énergies sur la lactation et la laine est plus difficile à tondre. En hiver, la tonte est aussi plus difficile à cause de la lanoline, un gras naturel produit par l’animal.

Un métier où « il n’y a jamais de pénuries ni trop de tondeurs »

Le téléphone de Jean-Michel sonne : « Je ne fais pas de publicité; c’est du bouche-à-oreille. » Jean-Michel souhaite s’inscrire l’an prochain en gestion des technologies d’entreprises agricoles à Joliette pour compléter sa formation, car il caresse le rêve d’avoir son propre cheptel de brebis. D’ici là, son métier lui permet de faire des rencontres intéressantes et de gagner en expérience.

Le coffre à outils du tondeur de moutons

L’équipement des tondeurs de moutons consiste en un moteur, une main de tonte et un étui avec des lames bien affûtées. Une surface plane et stable facilite la manipulation et la tonte des animaux. Dans ses pieds, le tondeur porte des chaussons, car la lanoline (huile naturelle produite par les moutons) rend le sol extrêmement glissant. L’installation en début de journée ne prend qu’une dizaine de minutes.

Certains éleveurs ont un couloir de manipulation (corral) pour simplifier le déplacement des moutons. Les éleveurs profitent souvent de la tonte pour administrer des vaccins ou parer les onglons des bêtes.

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