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Jocelyn Boudreau, président d'Hortau. Crédit photo: Gracieuseté

Jocelyn Boudreau, président d'Hortau. Crédit photo: Gracieuseté

Une technologie du Québec à l’international

Hortau et ses systèmes d’analyse de sols s’implantent cette année en Afrique et en Amérique du Sud. Déjà installée en Californie, la compagnie de Saint-Nicolas poursuit son développement à l’international. L’objectif : faciliter les décisions des producteurs en matière d’irrigation.

Grâce à des capteurs plantés dans la terre, la technologie d’Hortau fournit des données sur l’humidité et la tension des sols. Relié au système d’irrigation, l’appareil assure un arrosage qui répond précisément aux besoins des cultures.

La station de suivi d'Hortau transmet au système de gestion de l'irrigation les données recueillies par des capteurs plantés dans le sol. Crédit photo: Gracieuseté

La station de suivi d’Hortau transmet au système de gestion de l’irrigation les données recueillies par des capteurs plantés dans le sol. Crédit photo: Gracieuseté

Depuis peu, les instruments de mesure développés sur la rive sud de Québec s’implantent au Maroc, au Pérou, en Turquie et en Égypte. L’expansion internationale, explique Jocelyn Boudreau, président d’Hortau, commence dans des régions où la gestion de l’eau s’avère un défi : « Nous travaillons avec des grandes cultures et des cultures spécialisées. Ces dernières, composées notamment de fruits, poussent davantage dans des climats chauds et secs, comme en Californie, en Australie, au Moyen-Orient, dans le nord de l’Afrique et en Italie. »

Planification de l’irrigation

Contrairement au Québec, où l’irrigation est un complément aux pluies, dans les pays aux climats chauds et secs, on doit planifier leur apport en eau. C’est le cas des producteurs californiens, comme le constate M. Boudreau depuis quelques années. « Accéder à l’eau coûte cher parce que les puits de pompage sont maintenant situés à 1 500, voire 2 000 pieds dans le sol. Pour économiser, les agriculteurs peuvent commander de l’eau au district, mais ils doivent le faire 48 heures à l’avance. La lecture des sols permet une meilleure planification de l’irrigation et des besoins en eau. »

En plus d’analyser le sol, la technologie tient compte de la météo. Un algorithme croise ensuite les données pour établir des prévisions à long terme. Ces outils aident donc les producteurs à prévoir leur approvisionnement en eau.

Objets connectés

Il y a 15 ans, lorsque Hortau est arrivée dans le domaine des technologies agricoles, les objets connectés étaient rares et le transfert d’information plus complexe. Les données qui partaient du champ circulaient par les ondes radio. Aujourd’hui, les capteurs envoient l’information par le réseau cellulaire vers un espace de stockage en ligne (nuage). Le producteur accède ensuite aux données directement sur son téléphone ou sur le Web.

Anne-Marie Poulin, journaliste