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Par le biais des Sucriers, Yves Lauzon et Michel Paré veulent offrir un outil aux acériculteurs afin que ceux-ci puissent améliorer leur production. Crédit photo : Gracieuseté d’Yves Lauzon

Par le biais des Sucriers, Yves Lauzon et Michel Paré veulent offrir un outil aux acériculteurs afin que ceux-ci puissent améliorer leur production. Crédit photo : Gracieuseté d’Yves Lauzon

Les Sucriers recherchent l’efficacité

Pour un acériculteur, rien de plus frustrant qu’un évaporateur qui ne fournit pas son plein rendement ou qui, au contraire, brûle le sirop.

Désireux de mettre leur expérience à profit, des producteurs acéricoles ont créé un forum d’échange sur Internet voilà près de quatre ans. Ce forum regroupe jusqu’à maintenant 1 883 membres. L’engouement suscité a convaincu les promoteurs de pousser davantage leur intervention et de lancer un véritable site Web, le www.lessucriers.com.

« Il y a des lacunes extrêmes, surtout en ce qui concerne les principes d’une bonne combustion », affirme Yves Lauzon, président des Sucriers. Celui-ci prétend qu’il est facile d’augmenter l’efficacité de certains évaporateurs de 30 %.

À l’aide du Bacharach, un outil de mesure utilisé en combustion, explique-t-il, on peut aisément vérifier la tire d’une cheminée ou la température réelle, ou encore le niveau de CO2. Les données recueillies permettent de rajuster l’évaporateur afin de lui donner la possibilité d’atteindre son potentiel maximal.

« Souvent, affirme-t-il, il suffit de changer la configuration interne de l’évaporateur et d’améliorer l’isolation en remplaçant la brique réfractaire par de la laine. »

« On peut aussi ajouter une clé de souche de manière à conserver la chaleur sous les pannes, enchaîne-t-il. Par un test sur la cheminée, on mesure les gaz de combustion. S’il y a trop de tire, l’évaporateur va perdre sa chaleur. »

Question de mettre leurs idées en pratique, Les Sucriers ont également l’intention de créer un véritable laboratoire de combustion. Ils ont entrepris des négociations avec des fabricants afin de les associer au projet.

Jean-Pierre Doyon dit pour sa part être un petit producteur, « juste pour le plaisir ». Il possède une érablière d’à peine 200 entailles. Son objectif consiste à vivre de beaux moments avec les enfants. N’empêche, il a joint Les Sucriers parce que sa « bouilleuse ne livrait pas ses promesses ».

« On souhaite également avoir une boutique en ligne indépendante sur note site, indique-t-il. On veut se fier aux commentaires des utilisateurs pour être des intermédiaires. »