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Stéphane Gagnon, agronome chez Synagri. Crédit photo : Bernard Gauthier

Stéphane Gagnon, agronome chez Synagri. Crédit photo : Bernard Gauthier

Le GPS, un outil essentiel

Tous les producteurs le savent : les sols diffèrent d’un endroit à l’autre et les résultats peuvent varier si les doses d’engrais sont appliquées de façon uniforme sur toute la superficie. Pour régler ce problème, il n’y a qu’une solution : l’épandage variable selon plusieurs échantillons pris dans le champ.

Pour y parvenir, l’objectif de l’échantillonnage de sols par GPS, qui s’inscrit dans l’agriculture de précision, est fortement recommandé. C’est du moins ce que conseille Stéphane Gagnon, agronome et gestionnaire des données agronomiques chez Synagri. « Les champs deviennent de plus en plus grands et par conséquent variables. » À son avis, l’utilisation d’un GPS est essentielle. « Pour que les champs soient à leur plein potentiel, on n’a pas le choix d’appliquer les produits à des doses variables parce que les besoins pour chacun des hectares sont différents. Et pour y arriver, il faut d’abord faire un échantillonnage de sols, hectare par hectare, et produire ensuite une prescription variable pour apporter les produits dans chacun des hectares selon les besoins. »

L’erreur la plus répandue chez les producteurs est de croire que les sols sont plus uniformes qu’ils ne le sont en réalité. Du haut de sa batteuse, l’agriculteur est incapable de poser un diagnostic équivalent à celui que fournit l’échantillonnage du sol, et ce, malgré la technologie existante. De plus, un seul échantillon de sol ne peut pas représenter correctement la variabilité qui existe dans l’entièreté du champ.

« Les producteurs n’ont pas toujours à l’esprit de corriger le sol. Il faut prendre conscience de la variabilité des sols et souvent, lorsqu’un producteur fait l’exercice une fois, il ne revient plus à l’ancienne méthode. Lorsqu’il a commencé son échantillonnage par GPS, il continue dans la même veine parce qu’il voit que la production et la qualité sont meilleures. »

Bernard Gauthier, collaboration spéciale.