fbpx
Développé au Québec par Nexus Robotics, la Chèvre est l’un des seuls robot autonome à arracher les mauvaises herbes à l’aide de pinces. Photo : David Riendeau

Développé au Québec par Nexus Robotics, la Chèvre est l’un des seuls robot autonome à arracher les mauvaises herbes à l’aide de pinces. Photo : David Riendeau

Les questions à se poser avant l’achat d’un robot

Dans les fermes maraîchères et fruitières, qui dépendent encore largement de la main-d’œuvre, l’implantation de technologies innovantes deviendra un enjeu critique si elles souhaitent rester compétitives. Mais devant le foisonnement de nouveaux équipements qui, souvent, réalisent la même tâche, il peut être difficile de s’y retrouver. Le directeur de projets de la Zone Agtech, Olivier Demers-Dubé, nous donne quelques conseils pour mieux évaluer le risque.

Développé au Québec par Nexus Robotics, la Chèvre est l’un des seuls robot autonome à arracher les mauvaises herbes à l’aide de pinces.

Développé au Québec par Nexus Robotics, la Chèvre est l’un des seuls robot autonome à arracher les mauvaises herbes à l’aide de pinces.

Selon lui, le coût d’acquisition est rarement le premier frein à l’achat d’un équipement innovant. « Ce qui est visé, c’est le temps de retour sur investissement, constate-t-il. Si l’équipement fait son travail et qu’il est rentabilisé en trois ans, maximum cinq, le coût d’investissement n’est pas le facteur déterminant. »

On doit d’abord vérifier si l’équipement est compatible avec la réalité de notre ferme, recommande-t-il. « Convient-il à mon type de sol, à mon relief de terrain, à ma densité de plantation ou à la largeur de mes rangs? » énumère-t-il. 

Ensuite, on mènera notre petite enquête sur le fabricant. « En achetant une technologie relativement récente, le producteur veut savoir quelles sont les probabilités que le fabricant soit encore sur le marché dans cinq ans. Depuis combien de temps est-il en activité? Est-ce que l’entreprise est solide? mentionne Olivier Demers-Dubé. S’il s’agit d’une jeune entreprise, on pourra vérifier d’autres indicateurs. Est-ce que les membres de leur équipe possèdent de l’expérience en affaires ou en agriculture? Qui sont leurs partenaires financiers? Quels sont leurs succès jusqu’à présent? »

Autre facteur à considérer : la présence locale. « La capacité d’effectuer l’entretien et les réparations d’une entreprise est hyper importante, car ce ne sont pas des équipements que les producteurs peuvent nécessairement réparer eux-mêmes, fait-il valoir. La plupart des fabricants de ces robots offrent des services qui sont très circonscrits dans le temps. On doit vérifier si le fabricant a un pied-à-terre au pays ou s’il a un distributeur officiel en mesure de répondre rapidement. » 

Ce n’est qu’après avoir analysé ces questions qu’on pourra s’attarder aux perspectives de développements technologiques que le fabricant veut réaliser.


Des associations se dotent d’un réseau d’expertise

Au printemps 2022, cinq associations sectorielles ont uni leurs efforts pour accélérer leur modernisation par la mécanisation, l’automatisation et la robotisation. Le projet, qui porte le nom de Réseau d’expertise en innovation agricole (REIA), fait la veille des technologies disponibles et souhaite développer des outils d’aide à la décision. Le REIA, qui regroupe l’Association des producteurs maraîchers du Québec, les Producteurs de pommes, les Producteurs en serre, l’Association des producteurs de fraises et framboises et le Conseil des vins, envisage la tenue prochaine de vitrines technologiques avec des essais en contexte québécois. Enfin, un catalogue des innovations technologiques pour ces secteurs a été élaboré en collaboration avec la Zone Agtech.

Infolettre : bit.ly/3QL3Ies